Études anatomiques, ou recherches sur l'organisation de l'oeil : considéré chez l'homme et dans quelques animaux / par Joachim-Albin Giraldès.
- Giraldès, J. (Joachim Albin Cardozo Cazado), 1808-1875.
- Date:
- 1836
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Credit: Études anatomiques, ou recherches sur l'organisation de l'oeil : considéré chez l'homme et dans quelques animaux / par Joachim-Albin Giraldès. Source: Wellcome Collection.
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![( ^7 ) autour du ligament ciliaire un cercle assez marqué, donnent des branches en dehors, et se rendent ensuite dans les veines ophthalmiques. M. Everard Home indique aussi l’existence de vaisseaux lymphati- ques dans la choroïde. 11 est probable qu’une membrane pourvue d’un si grand nombre de vaisseaux doit posséder aussi des lymphatiques; leur ténuité peut-être est la seule cause qui empêche de les injecter et de les trouver. Il y a dans l’œil des phénomènes de nutrition trop com- plets pour que ce genre de vaisseaux n’y existe point. Au reste, s’il était démontré que l’œil et l’oreille ne possèdent pas de lymphatiques, cela contribuerait beaucoup à la découverte de leurs fonctions; ce se- rait un fait d’anatomie curieux à éclaircir. Indépendamment des vais- seaux qui, réunis au tissu cellulaire, constituent la choroïde, existe- t-il encore d’autres parties , des glandes, comme on l’a prétendu, destinées à sécréter le pigment? D’abord, si on considère les glandes comme des dépendances de la peau , il est évident qu’elles ne peu- vent point exister dans un point fermé et sans communication à l’extérieur; de plus, son aspect villeux est le résultat du relief formé par les vaisseaux ; le point de la choroïde où il en existe le plus, c’est dans les procès ciliaires. Là, les ramifications sans nombre des artères, et surtout des veines, y forment une espèce de tissu érectile ; les veines et vaisseaux sont tellement nombreux, qu’une injection faite au mercure offre à leur surface une lame argentée à peine interrom- ])ue ; on peut arriver au même résultat en poussant de l’air par les veinesophthalmiques. 11 résulte de là quele volume des procès ciliaires augmente et diminue de beaucoup, suivant qu’une plus grande quan- tité de sang les remplit, circonstance importante pour l’étude de la vision. La choroïde offre des modifications dépendantes surtout de l’âge de l’individu : chez les fœtus, son tissu est blanc, les vaisseaux sont plus étroits, les veines d’un moindre calibre et les procès ciliaires moins prononcés ; chez les vieillards, le tissu delà choroïde est grisâ- tre, les veines beaucoup plus larges et les procès ciliaires plus déve^ loppés.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2874486x_0027.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


