Études anatomiques, ou recherches sur l'organisation de l'oeil : considéré chez l'homme et dans quelques animaux / par Joachim-Albin Giraldès.
- Giraldès, J. (Joachim Albin Cardozo Cazado), 1808-1875.
- Date:
- 1836
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Credit: Études anatomiques, ou recherches sur l'organisation de l'oeil : considéré chez l'homme et dans quelques animaux / par Joachim-Albin Giraldès. Source: Wellcome Collection.
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![la gazelle et la biche de la Louisiane ; leur rétine est mince et plus transparente. Sur l’œil de la baleine, que j’ai eu occasion de disséquer, la rétine était assez épaisse et l’ouverture du nerf optique très-petite. Chez les oiseaux, celte membrane oIFre des modifications impor- tantes; elle semble partir des deux côtés du peigne; le nerf optique pénètre très-obliquement dans l’œil, se termine en pointe, et la ligue de direction de son trajet se rencontre juste sur le trajet du peigne. Ce nerf forme un relief blanc derrière la base du repli en question, et c’est des deux côtés (pl. 4i fig«6) qu’on voit la rétine se continuer à droite et à gauche; elle ne présente pas d’ouverture ni de fente, ré- sultat en opposition avec l’opinion de quelques anatomistes alle- mands, qui prétendent avoir rencontré une telle disposition dans les fœtus du poulet. L’étendue de cette membrane est très-grande; cela dépend aussi de la capacité de la chambre postérieure. Dans tout son trajet], on rencontre des plis ; ils ne sont pas réguliers : la mem- brane semble avoir été chiffonnée. On n’y rencontre point la tache de Sœmmering, fait qui infirme l’opinion qu’on avait émise, savoir : qu’elle était due à la vivacité de la lumière qui tombait sur la ré- tine. Les aigles , les oiseaux de haut vol, sont exposés à une lumière très-intense, et pourtant on n’y remarque pas la moindre trace de co- loration. Gela est surtout remarquable chez les aigles et les buses ; la rétine est moins plissée chez les effraies et les oiseaux terrestres, les gallinacés, par exemple. La partie médullaire s’arrête au milieu des procès ciliaires; la partie celluleuse se prolonge sur l’iris, et on peut très-bien séparer cette partie de la membrane. La cou- ronne de Zin'i est très-large, par le simple fait de la largeur des pro- cès ciliaires. Chez les reptiles, la tortue, la rétine est très-mince, n’offre pas le moindre pli : elle se moule exactement sur la choroïde; sa partie an- térieure se détache avec une facilité remarquable de toute la face postérieure de l’iris, de sorte qu’on peut voir la membrane capsulo- pupillaire, que nous rencontrons chez les fœtus humains. Chez les poissons , elle offre une disposition importante; chez les squales, elle](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2874486x_0047.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


