Traité philosophique et clinique d'ophthalmologie basé sur les principes de la thérapeutique dynamique / par M. F. Rognetta.
- Francesco Rognetta
- Date:
- 1844
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Credit: Traité philosophique et clinique d'ophthalmologie basé sur les principes de la thérapeutique dynamique / par M. F. Rognetta. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![aqnAise, accompagnée ou non de sensibilité extraordinaire, d'aver- sion pour la Inmicre, de douleur, de chaleur, de réaction fébrile. Ces caractères constituent d'une manière générale la naluie de l'ophlhalmie , ou ce que l'école italienne appelle le /b/K/,la condilion pathologique-Celtii condition n'offre ici aucune ambiguilc; tout le monde j reconnaît une nature d'excitation. L'état morbide des tissus vivants est donc tel dans les oplilhalmics, que leur force vitale, leur sensibilité,leur dynamisme,en un mot,est exalté. «J'ai cru pouvoir;, en général, établirque, dans l'inHammation, il y a turgescence ou une sorte d'érection morbide du tissu cellulaire et des vaisseaux de la partie malade, et abord plus ou moins grand des liqueurs ; qu'en général aussi il y a prédominance de sang arté- liel, de sang veineux ou de lymphe dans la partie affectée, selon que les artères , les veines on les vaisseaux lymphatiques sont le siège de l'inflammation oa de Tengorgemenl.» (Tubes, Mémoives, t. 1, p. 27.) Que ce soit maintenant la scropliule, le rhumatisme , l'action du ii-oid , d'une cause traumatique , calarrhale , miasmatique ou antre qui détermine l'oijhtlialmie , sa condition dynamique ne peut jamais changer. Ne serait-il pas absurde, en effet, d'admettre avec quel- ques pathologistes des ophthalmies de nature astliénique, ou qu'une ophtlialmie change de nature à aneecrtaine époque de son existence? De ce que toutes les ophthalmies ne cèdent pas aux mêmes médica- ments, de cequ'une même ophthalmic exige quelquefois, pour gué- rir, des modificateurs particuliers à ses différentes périodes, il ne s'ensuit pas que la conditionpathologiquc soit changée au fond. L'er- reur de la doctrine que nous combattons tient à une double cause: aux fa-asses idées qu'on s'est formées sur la condition dynamique de certains états morbides etsur le mode d'action de certains remèdes, qu'on regarde comme stimulants, alors que leur véritable effet n'est pas celui-là. Donnez, en effet, de véritables stimulants, du vin, de l'eau-de-vie, delà canelle, de l'opium aux ophthalmiques scrophu- leux , par exemple, vous verrez leur mal s'exaspérer, leur organes intérieurs s'enflammer. Mais, dira-t-on, l'iode, qui guérit la scro- phule , n'est-il pas Ionique, stimulant? Nous verrons que, loin de tonifier, l'iode hyposthénise l'économie, en ]iarticulier le système lymphatique, et qu'il agit par là comme un puissant anliphlogis- tique. Les ophthalmies franches ont, dit-on encore, besoin de colly- res stimulants, alcoolisés, pour se résoudre promptemcnt à leur der- nière période, qu'on appelle asthénique, sans quoi elles se prolongent indéfipîment; Scarpa lui-même a clé de cet avis. Je répondrai que le fait est vrai, mais que l'explication et la conse'quence en sont fausses. D'abord , l'alcool dont on f.ùt usage dans ces cas est non-seulement en très faible quantité, mais encore mélangé avec des substances d'action opposée, telles que l'eau, le camphre, etc. , ce qui rend](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21641055_0_0014.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)