Traité philosophique et clinique d'ophthalmologie basé sur les principes de la thérapeutique dynamique / par M. F. Rognetta.
- Francesco Rognetta
- Date:
- 1844
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Credit: Traité philosophique et clinique d'ophthalmologie basé sur les principes de la thérapeutique dynamique / par M. F. Rognetta. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![1. Collyres à action physique simple, c'est-à-ilire agissant parleur tempéraïuic : tels sont ceux que nous venons de nommer. 2. Collyres dynamiques liyposthénisanls, très légers : tels sont l'eau de rose, de camomille, de mélilot, de sureau, d'anis, de tilleul, elc. 3. Collyres dynamiques hyposihénisants légers : tels sont l'eau distillée de lau- rier-cerise et toutes les autres eaux cyanosécs, les cataplasmes d'amandes amcres pi- lées avec du lait et de la mie de pain, les eaux acidulées (acides acétique, citri- que), l'infusion de fleurs d'arnica, etc. 4. Collyres dynamiques hyposthcnisanis très énergiques : tels sont la belladone, les sels de quinine et de strychnine, le camphre, la canlharide. S Collyres dynamiques stimulants : tels sont les alcooliques, les préparations d'opium, l'eau et l'huile de cannelle, etc. Dan» cetic catégorie, entre aussi l'alcoolat de Fioravenli, autrement dit baume de Fioraventi ; cette monstrueuse compositioa a pour principes dominants la térébenthine et l'alcool, dont les actions dynami- ques se neutralisent parfaitement ; reste cependant l'alcool en excès, renforcé par la cannelle, le girofle, la noix muscade, combattus à leur tour par le laurier-cerise et quelques autres substances qui entrent dans la composition de ce baume Au total, cependant, ce composé est ou stimulant par l'excès d'alcool qu'il conlieut, ou par- failement neutre comme collyre. On comprend donc que, dans les amauroses où on prescrit cet alcoolat], qu'il ne produise rien, ou bien il augmente le mal, si celui-ci est de nature hyperslhénique. Ces collyres peuvent être diversement combinés. On en fait quelquefois des ca- taplasmes, des sachets et même des onguents. On les unit aux collyres minéraux, on les applique tantôt froids, tantôt tièdes. Pour cela, ou plonge la fiole ou le verre qui les contient dans de l'eau chaude ; on aura ainsi une température douce, analogue à celle du lait sortant de la mamelle. Une infinité de recettes, de formules particulières se rattachent à ces cinq catégories de collyres; elles n'ont pas d'im- portance à nos yeux, vu surtout la combinaison de substances de vertus opposées qu'elles présentent le plus souvent; nous avons voulu seulement poser ici les prin- cipes à l'aide desquels on peut en faire avec simplicité et précision. Nous terminons ce cLapiti'e , déjà trop long, par les paroles sui- vantes de Morgagni, concernant l'emploi de l'eau froide comme collyre : « Dans les inflammations vives de la conjonctive , la cornée s'ul- cère facilement, de sorte que je ne craignais rien tant que cela, lorsque, dans ma jeunesse, je fus attaqué ;\ Bologne, au commen- cement de ce siècle , d'une oplilhahnie cxlrèmement opiniâtre, qui était accompagnée de temps en temps d'une douleur assez vive pour ni'empccher très souvent de prendre du sommeil, à moins que je n'appliquasse sur mes paupières des cataplasmes tièdes de pulpe de pommes douces. Beaucoup de moyens me furent recommandés. J'en mis plusieurs en us.igc, et tous furent inutiles. J'en refusai inconsi- dérém.-nt un seul que j'ai vu par la suite avoir été fort utile à beau- coup de pcrsones, et surtout à un homme de Bologne, qui, ayant lait disparaître de cette manière une inllammation de l'œil droit, et se trouvant pris , bientôt après, de la même maladie à l'œil gauche,](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21641055_0_0055.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)