Traité philosophique et clinique d'ophthalmologie basé sur les principes de la thérapeutique dynamique / par M. F. Rognetta.
- Francesco Rognetta
- Date:
- 1844
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Credit: Traité philosophique et clinique d'ophthalmologie basé sur les principes de la thérapeutique dynamique / par M. F. Rognetta. Source: Wellcome Collection.
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![pebrarum emanare videlnr. » Tout en adoptant Vidée que les artères conjonctivales fournissent une forte quantité d'humeur lacrymale, j'ai cru pouvoir établir, d'après mes propres recherches, que la source principale en est dans la chambre antérieure de l'œil. Dans un mémoire sur ce sujet que j'ai envoyé, il y a quelques années, à l'Académie de médecine, j'ai développé les idées cl-dessus à l'aide d'un assez grand nombre de faits, physiologiques et pathologiques qu'il serait trop long de reproduire ici. Je déduisais de ces faits : ]o qu'attendu la quantité très faible de larmes que fournit la glande lacrymale (un huitième environ de la masse totale), cette glande pouvait être extirpée au besoin, sans nuire aux fonctions de l'œil; 2° que, daus l'extirpation de l'œil- si la glande n'était point com- prise dans la maladie, on pouvait se passer de l'enlever, sanb crainte d'exposer le malade à un larmoiement consécutif, car, outre que la quantité de la sécrétion est fort minime, elle s'atrophie du moment qu'elle n'est plus en rapport avec le globe oculaire. L'expérience confirme aujourd'hui l'exactitude de mes conclusions. Kéfléchissez, d'autre part, à la quantité immense de larmes qui arrosent en un instant la surface de l'œil chez les personnes qui pleurent. Il est impossible de rapporter logiquement cette énorme quantité de li- quide à un si petit corps comme la glande lacrymale. Chez les en- fants et les vieillards, les larmes ne sont plus abondantes que parce que leur conjonctive est plus spongieuse, les pores de la cornée plus flasques. Il y a dans l'acte de pleurer une congestion sanguine ins- tantanée vers l'œil et le cerveau; les membranes oculo-palpébrales sécrètent abondamment ; les muscles droits se contractent, et l'hu- meur aqueuse est exprimée et reproduite en grand.^ abondance. Si on lie les veines jugulaires à un chien, bientôt ses yeux pleurent abondamment par suite de la stase sanguine oculo-cérébrale. C'est à cette cause qu'on doit aussi rapporter les pleurs de certains sujets fous ou paralytiques. Il y a dans l'état normal une relation exacte entre la quantité de la séc:éiion des larmes et la force de résorption des points lacrymaux. Pour peu que cet équilibre soit rompu , par excès de sécrétion, ou par diminution de pompement, il y aura larmoiement {slillicidium lacrymarum). On conçoit, d'après ce qui précède à combien de causes diverses peuvent se rattacher i excès de sécrétion habituelle des larmes. Si ces causes sont morlùdes, le larmoiement reçoit le nom à'épiphora. U est, en attendant, cnneux devoir les oculistes attribuer cette hypersécrétion a la glande la- crvmale. De là les bizarres descriptions pathologiques qui nous ar- rivent de toutes parts, et dont l'imagination seule fait les f. ais^On prévoit par là pourquoi je n'ai pu adopter les idées du docteur Ber- nard qui, dans une brochure récente, a propose 1 ablation de la glande lacrymale pour guérir la tumeur ou la fistule lacrymale.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21641055_0_0712.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
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