Traité philosophique et clinique d'ophthalmologie basé sur les principes de la thérapeutique dynamique / par M. F. Rognetta.
- Francesco Rognetta
- Date:
- 1844
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Credit: Traité philosophique et clinique d'ophthalmologie basé sur les principes de la thérapeutique dynamique / par M. F. Rognetta. Source: Wellcome Collection.
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![comme le tcslicule ; mais il en est autrement des plilogoses clironiques. Des tuber- cules, en cfl'et, peuvent se développer dans sa substance ou autour de sa coque, dans le périoste de sa niche ou à ses alentours ; de là des phénomènes d'hyper- trophie et même des abcès. On rencontre alors une tumeur à l'angle externe, el on distinguo aisément des orbitocèles ordinaires. Si le mal est douloureux on le com- bat par des anii])hlogistiques. Si un abcès se forme on l'ouvre 5 mais le plus sou- vent on est obligé d'en venir à l'extirpation après avoir essayé, bien entendu, les trailemenis résolutifs réglés d'après l'élat de la cooslitution. On trouve à la dis- seciion la gbnde comme coagulée, épaissie, hypertrophiée à l'instar de certains sarcocèles. Cet état cependant qu'on caractérise de phlogose chronique peut aussi dépendre d'un travail squirrho-cancéreux ou d'une autre espèce héiéroplastique. Dans irois ou quatre cas d'inllammalion aiguë de la glande que M. Tyrrell croit avoir soignés, il y avait seulement douleur intense daus le lieu de celte glande et conjonciivile en même temps ; de sorte qu'il s'agit d'une simple présomption basée sur une sensation exprimée par le malade, ce qui n'est pas, selon nous, suffisant pour la caractérisation de la maladie. « Dans un cas seulement, ajoute M. Tyrrell, il y avait gonflement de la paupière supérieure, mais le toucher ne m'a pas fait sen- tir que la glande fût augmentée de volume. » Le même auteur dit avoir rencontré <Ieu.\ cas d'inOammation chronique de la glande lacrymale, avec hypertrophie. Le mal existait sans douleur avec gonllemenl ; sa marche avait été très lenle, ce qui fait dire à l'auteur que la capsule fibreuse avait pu être distendue sans dou- Jeur. A part la tumeur rien n'était changé dans l'œil ni dans la sécrétion apparente des larmes. On a prescrit un traitement mercuriel et des vésicaloires sans avan- tage. Ou a extirpé la tumeur; la glande avait perdu sa structure normale, elle for- inaii une masse dense, d'apparence fibreuse, analogue à celle des tumeurs chro- niques les plus ordinaires du sein. On a regardé le mal comme squirrheux , mais M. ïyiTell n'a pas adopté cette opinion. Que devient elle d'après ce nouveau fait, la doctrine qui place dan la glande la source principale des larmes et qui créé tics xéroplitiialmies à propos des phlogoses de cet organe? « Dans un autre cas, du il. Tyirell, j'ai vu la glande lacrymale excisée par mégarde chez un individu qui portait une tumeur près de celte glande, et qu'on avait prise pour une dacryo- ccl'j. L'opérateur a enlevé la tumeur et la glande qui était saine d'ailleurs. Il n'en est résulté aucun mal. » ii. SQuiar.HE. La glande lacrymale est sujette aux affections squirrheuses. On en trouve un grand nombre d'exemples bien détaillés dans les ouvrages que je viens de citer. Nous en avons parlé à l'occasion des orbitocèles cancéreuses. Ou assigne quatre périodes au squirrhe de la glande lacrymale. Dans la première, il y a, dit- on, épiphora. chaleur briManle vers l'angle orbitaire externe el douleur sourde. Dans la seconde, une tuméfaction commence à se déclarer avec ces symptômes ; elle est dure el soulève la paupière. Dans la troisième, se joint l'cxophtlialinie avec iilleraiion delà vue. Enfin, si le mal est abandonné à lui-même, ii attaque dans une dernière période les os de l'orbito el du crâne. L'œil se crève; la cavité orbi- laire est distendue; les paupières sont poussées en avant et cxlroversées ; les nié- niMges sont attaquées à leur tour par les progrès de la tumeur, el des symptômes cérébraux se déclarent ( délice, coma ) , la mort a lieu, soit par ses mêmes symp- lômes, sou par la marche ordinaire de la dialhèso cancéreuse. Il est à remarquer cependant, que ce dernier caractère de la diaihèsc s'observe rarement dans cette maladie, ce qui a fait dire à M. Travers que ces sortes de tumeurs de la ..lande ne tout pai de nature squirrheuse. Ce quiiiaral.t confirmer cette opinion, pour beau-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21641055_0_0715.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
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