Observations et recherches sur la folie consécutive aux maladies aiguës / par J. Chéron.
- Chéron, Jules.
- Date:
- 1866
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Credit: Observations et recherches sur la folie consécutive aux maladies aiguës / par J. Chéron. Source: Wellcome Collection.
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![l'inLellig^ence que la fièvre typhoïde amène l'épuise- ment nerveux, et que l'altération physico-chimique rlu sang' modifie la nutrition de l'encéphale. Observation XXI. (Recueillie dans le service de M. Baillarger.}— D>- Mugnier. Fièvre typhoïde; k la suite, hallucinations; affaiblissement des facultés; signes de paralysie générale; la malade sort à peu près guérie. Q...., âgée de 41 ans, modiste, mariée, entre le 3 novembre 1864 à la S:ilpêtrière, dans le service de M. Baillar^ïer. Nous apprenons qu'il y a trois mois elle était très-bien por- tante; à cette époque on s'aperçut qu'elle avait quelques absences. Il y a environ cinq semaines, elle fut prise d'une fièvre typhoïde qui la retint 21 jours au lit. Parfaitement rétablie de cette maladie, elle était en pleine convalescence, lorsqu'elle eut quelques hallu- cinations de la wiq; ainsi elle voyait la nuit une femme qui venait la visiter. Sa mémoire s'étei[îTiit complètement ; elle était calme du reste, ne se livrant à aucun acte extrava[yant. Ses antécédents nous apprennent qu'elle est sujette aux migraines, qu'elle a un carac- tère très-impressionnable, mais qu'elle n'a jamais eu d'attaques de nerfs. Elle ne s'est livrée à aucun exc's, soit de travail, soit d'autre genre, et n'a point éprouvé de contrariété. Elle a d'ailleurs été toujours bien réglée ; cependant elle n'a pas vu reparaître l'écoulement périodique depuis sa fièvre typhoïde, et il avait eu lieu huit jours avant. Nous ne trouvons rien du côté de l'hérédité; une de ses sœurs est morte phthisiqne. A son entrée dans le service, M. Baillarger constata la faiblesse de sa mémoire, un légsr tremblement des membres et une parole un peu lente. Elle donnait, lorsqu'on l'inl.errogeait, des réponses contradictoires, entre antres celle-ci : «Je ne puis pas vous dire depuis quand je suis mariée, puisque je n'ai pas d'enfants. » (Elle en a trois.) A la suite d'une visite que lui firent son mari et ses enfants, elle se mit dans une grande colère et devint très-agitée. Cette malade fut soumise au traitement tonique: on lui donna du fer et du ([uinquina. Vers la fin de décembre, ses facultés pa- raissaient revenues à ])eu près à l'étal mu-mal. Depuis ((uelque](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22302062_0031.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)