Rapport entre le goître exophtalmique et l'ataxie locomotrice.
- Gilbert Ballet
- Date:
- 1889
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Credit: Rapport entre le goître exophtalmique et l'ataxie locomotrice. Source: Wellcome Collection.
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![On doit répéter ces pulvérisations, le humage le matin et le soir et les continuer durant des mois ou même des années. K. S. LETTRES D’AUTRICHE Vienne, 9 février 18S9. Le protocole de l'autopsie du kronprinq d'Autriche. — Un nouveau signe de péricardite. — Un accouchement compliqué de prolap- sus utérin et de condylomes vulvaires. Je n’insisterai pas sur l’événement de la semaine : le suicide du kronprinz Rodolph. Le protoeolcde l'au- topsie du kronprinz d’Autriche, signé par le Dr E. Hoff- mann, professeur de médecine légale, le Dr Hans Kun- drat, directeur de l’Institut anatomo-pathologique et le Dr Hermann Wiederhofer, médecin particulier de l’Em- pereur, a été publié en ces termes : i° Son Altesse royale et impériale le kronprinz est mort des suites d’une fracture du crâne et de lésions des parties antérieures du cerveau ; 20 Ces lésions résultent d’un coup de feu très près de la tempe droite. 3° Une balle de révolverde moyen calibre était capable de produire les lésions décrites. 40 Le projectile n’a pas été trouvé, puisqu’il y a une ouverture de sortie constatée à l’oreille gauche. 5S II n’y a aucun doute que son Altesse royale et im- périale n’ait tiré elle-même et que la mort n’ait été instan- tanée. 6° La soudure prématurée des sutures sagittale et co- ronale, l’épaisseur de la voûie crânienne et des impres- sions digitales de la face interne des os, l’aplatissement des circonvolutions et la dilatation des ventricules consti- tuent des dispositions pathologiques, qui coïncident avec des états cérébraux et qui signifient que l’action s'est pro- duite dans un état d’aberration mentale. — Le professeur von Stoffella vientde publier un article dans Y Internationale klinische Rundschau, où il parle du nouveau signe de péricardite, sur lequel le Dr A. Pins avait fait une communication récente (1). Le profes- seur von Stoffella avait déjà écrit son article, quand il a lu le compte-rendu de la séance du Wiener medi\inisclies Doktoren-Kollegium. Il a constaté le même changement de la percussion et l’auscultation que son confrère. Cette observation faite de deux côtés différents ne peut que donner plus de valeur à ce signe. Un Cas d'accouchement compliqué de prolapsus uté- rin et dé condylomes vulvaires, communiqué parle Dr Zinsmeisterà notre .Société obstétricale et gynécologique mérite d’être signalé à cause de sa rareté et des nom- breux points de pratique qu’elle contient. Il s’agit d’une femme qui a accouché une première fois, il y a deux ans, et qui eut une petite déchirure qui ne fut pas recou- sue. Six semaines après, les règles reparurent ; mais elle remarqua une chute du vagin qui augmentait par tout effort muscula re, et qu’elle contint avec des serviettes. (r) Voir Revue générale de Clinique et de Thérapeutique, no 4, 1889. Puis sur la grande lèvre droite se développa une tumeur qui s’accrut beaucoup dans ces derniers temps. En juin la malade vit ses règles pour la dernière fois et sa grossesse alla bien jusqu’en novembre où elle fut prise de douleurs. A l’examen onconstatait, au devant de la vulve, ( une tumeur formée par la muqueuse vaginale complète- , ment retournée, doublant l’utérus et son contenu. A la 1 partie inférieure de cette masse se trouvait l’orifice ex- ] terne de l’utérus, présentant une ouverture de 3 centim. 1/2 et laissant vo:r des cheveux et une bosse sanguine. Le vagin était luisant, tendu, œdémateux, l’orifice du col rigide. Le cathétérisme démontrait une cystocèle vaginale complète. A gauche sur les deux lèvres une tumeur con- dylomateuse de la grosseur du poing et sur la muqueuse vaginale deux plaques de condylomes de la grosseur du pouce. Les douleurs expulsives augmentaient, le prolap- sus s’accentuait, mais le travail n’avançait pas. La tem- pérature était à 39°. Pour terminer vivement l’accouche - ment, l’auteur commença par faire l’ablation au bistouri des condylomes, et suturer séance tenante la plaie opéra- toire, toutes précautions antiseptiques étant prises.Il y eut une hémorrhagie assez abondante. Néanmoins, la rigidité du col empêchait encore l’ex- traction du foetus avec la main ou les instruments. On pratiqua donc des incisions à droite et à gauche sur le col ; on fit la craniotomie avec les ciseaux et on sortit un fœtus de 27 centimètres. Il y avait une forte élongation du col. L’utérus fut re- placé, lavé avec une solution phéniquée à 2 0/0, on y introduisit un fort crayon d’iodoforme, trempé dans la teinture d’iode, et des compresses iodoformées pour ter- miner le pansement. Tout alla bien, pas de fièvre, seule- ment un petit hématome de la grande lèvre gauche. Ce casétaitdonc très intéressant par l’accumulation des difficultés devant l’accoucheur. Dr Julius Kaliger. SOCIETE MEDICALE DES HOPITAUX \ Séance du 8 février 1889 Présidence de M. Cadet de Gassicourt Rapport entre le goitre exophtalmique et l’ataxie loco- motrice — Dans sa récente communication M. Barié a constaté la coïncidence de ces deux maladies, ditM. Ballet, et cherchant à en expliquer La pathogénie il a placé le goitre sous la dépendance de la lésion productrice de l'ataxie. M. Ballet ne peA admettre cette hypothèse. En effet, le mode d’apparition brusque de la ma- ladie de Basedow chez des héréditaires et des dégénérés sous l’iniluence d'une émotion, sa marche, sa coïncidence avec certains symptômes d'origine hystérique, tels que l'on peut en retrouver quelques-uns dans l'histoire du malade présenté eu 1374 dans cette société par M. Feréol, sa curabilité même, démontrent que le goitre exophtalmique est une névrose, comparable à l’hysté- rie. Cette névrose peut-elle être déterminée par une lésion du I grand sympathique, ainsi que certains auteurs l'ont prétendu ? ! Des observateurs très versés dans l’étude anatomique du sym- pathique n’ont pu retrouver les lésions qui avaient été décrites comme caractéristiques de cette affection. On sait d'ailleurs que l’examen histologique du sympathique est particulièrement diffi- cile, et M. Ballet se demande comment avec les moyens dont on disposait alors on a pu voir de pareilles lésions. Cette théorie est d’ailleurs aujourd’hui abandonnée. Tout démontre, au contraire.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22325256_0004.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


