Thèse pour le doctorat en médecine : présentée et soutenue le 27 août 1842, / par M.-E.-F.-Xavier Amalric, de Saint-Amans-Labastide (Tarn). Dissertation sur les fractures de la rotule.
- Amalric, M.-E.-F.-Xavier.
- Date:
- 1842
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Credit: Thèse pour le doctorat en médecine : présentée et soutenue le 27 août 1842, / par M.-E.-F.-Xavier Amalric, de Saint-Amans-Labastide (Tarn). Dissertation sur les fractures de la rotule. Source: Wellcome Collection.
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![sait le genou et venait se boucler eu avant, au-dessous et au dessus de la rotule. Il nous serait facile maintenant, après avoir étudié le traitement des fractures en long et en travers de la rotule, et celui des diverses com- plications qui peuvent les accompagner toutes en général, d’en dé- duire celui des autres espèces de solution de continuité de ces mêmes os. Les appareils que nous avons décrits peuvent très-bien leur con- venir, dès le moment que les parties molles ou dures offensées ont été placées dans des conditions qui leur permettent de les supporter. De la durée de l'application de l’appareil. — La durée de cette application a dû varier selon les divers auteurs, d’après une foule de considérations différentes. Tous les chirurgiens, jusqu a Paré, se con- tentent de dire que l’appareil doit rester en place jusqu’à ce que le cal soit formé et durci. Paré, le premier, fixe l’espace de temps indis- pensable: «ces fractures demandent un long espace de séjour au lit, au moins quarante jours ou plus ». Le malade à fracture transversale, de Delamothe, ne fut guéri qu’après cinquante jours, et cependant l’au- teur ajoute que la consolidation de cette fracture exige un plus long repos. Ravaton, Van der Wiel, B. Bell et plusieurs autres réduisirent de beaucoup ce temps; mais, contre leur sentiment, Boyer croit qu’il faut de cinquante à soixante jours pour obtenir ce résultat. D’un autre côté, les expériences de A. Cooper sur la durée de la formation du cal prouvent qu’il y aurait de graves inconvénients à enlever l’appareil à la fin du sixième septénaire, et même à cette époque la substance de réunion n’est-elle jamais assez solide pour n’avoir rien à craindre. L’opinion généralement admise aujourd’hui est, qu’il faut deux mois et demi à trois mois pour opérer la consolidation de ces fractures (j’en excepte cependant celle qui se fait en long); elle peut nous fixer à cet égard. L’appareil continué jusqu’à cette époque a une telle in- fluence sur la bonne consolidation du cal ou de la substance fibro- celluleuse qui le remplace ordinairement, que, dans un cas traité par Dupuytren, le malade ayant été soumis, quelque temps après, à toute ]a force des extenseurs mis en action pour prévenir une chute, 11 a](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28748451_0070.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


