L'histoire naturelle éclaircie dans deux de ses parties principales, la lithologie et la conchyliologie / dont l'une traite des pierres et l'autre des coquillages. Ouvrage dans lequel on trouve une nouvelle méthode & une notice critique des principaux auteurs qui ont écrit sur ces matiéres. Enrichi de figures dessinées d'après nature. Par M *** de la Société Royale des Sciences de Montpellier.
- Dezallier d'Argenville
- Date:
- 1742
Licence: Public Domain Mark
Credit: L'histoire naturelle éclaircie dans deux de ses parties principales, la lithologie et la conchyliologie / dont l'une traite des pierres et l'autre des coquillages. Ouvrage dans lequel on trouve une nouvelle méthode & une notice critique des principaux auteurs qui ont écrit sur ces matiéres. Enrichi de figures dessinées d'après nature. Par M *** de la Société Royale des Sciences de Montpellier. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![{a) Omnîno neceire eft ut fpatia coele- ftiaomni ma- teria fînt va- cua. Newtan 9pt. p. 313. [b] Latent omnia craflls occultata & circumfufa tenebris , ut nulla acies humaniinge- nii tanta ut, quæ penetra- re in cælum, terram intra- re poflîr. * Pline, Al- drevandus. 2. La Lithologie,!. Partie. relie. Cette fcience lî négligée anciennement eft devenue pour- ainlî dire à la mode. Quel progrès la Phyfiquc n’a-t-.elle pas fait dans le dernier fiécle 3 Defcartes Ta tirée du cahos où les anciens l’avoient laifTée, GalTendy, Rohault ôc le Pere Mal¬ branche l’ont éclaircie fur bien des points -, Newton qui leur eft fî oppofé ^ 6c qui par fon fyftême ingénieux met les Aftres à leur aife dans un vuide {a) immenfe, vient d’ouvrir de nou¬ velles routes qui mèneront, peut-être un jour, fort loin. Malgré le iècours de ces grands hommes , la Phyfique efl un monde où nous voyagerons encore long-tems dans le pays des conjectures. Quelqu’éclairés que foient tous ces guides, ne nous datons pas d’arriver à ce point d’évidence , qui efl l’objet de nos recherches. La nature retranchée dans ce que les entrailles de la terre 6c les abîmes de la mer ont de plus fècret 6c déplus profond, ne nous découvrira (^) jamais plei¬ nement les myfléres j il femble quelle ne fe montre , que pour fe faire mieux defirer. Les parties qu’elle abandonne a notre examen 6c par lefquelles nous croyons peut-être la fai- fîr , ne font rien en comparaifon de celles quelle met hors de notre portée. L’hifloire naturelle efl d’une fî vafle étendue , qu’il feroît difficile 6c prefqu’impofîible de traiter dans un feu! volume de toutes les parties qui la compofent , quand même on n’en voudroit donner qu’un Abrégé. Tout ce qui efl fur là terre s’y peut raporter -, les Animaux, les Végétaux , 6c les Minéraux j quel fujet immenfe, 6c quelle carrière pour un Auteur • S’il efl de ces grands * génies qui ont entrepris d’étudier tour te la nature, 6c de raflembler en un feul tableau ce qui exer¬ ce également les fenfations du vulgaire 6c les. réflexions des Philofbphes, il s’en efl peu trouvé qui aient ébauché ce ta¬ bleau J la mort a prefque toujours prévenu l’exécution d’un defïèin fl vafle , 6c ceux qui les ont fuivis ont fait de vains efforts pour l’achever parfaitement. Quelle plus grande perte pour une fcience fl utile \ En effet il n’y a que ceux qui trai¬ tent d’inutile ce qu’ils ignorent, qui puiflènt douter des avan¬ tages que cette fcience nous procure, tant pour les befoins de la vie, que pour la confervation de notre fanté,.6cle progrès des arts ^ la Médecine , la Chymie 6c la Botanique tirent leur propre fubflance de l’hifloire naturelle j que deviendroient-elles /ans fon fecours i Ne fçait-on pas que tous les remèdes font tirés des Animaux, des Végétaux, 6c des Minéraux.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30414039_0018.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)