Volume 1
Physiologie de l'homme / par N.-P. Adelon.
- Nicolas-Philibert Adelon
- Date:
- 1829
Licence: Public Domain Mark
Credit: Physiologie de l'homme / par N.-P. Adelon. Source: Wellcome Collection.
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![Stances étrangères dans l'appareil digestif; mais qui en dif- fère, en elle-même , par son but ,son objet, les phénomènes locaux et généraux qui l'accompagnent, et puisqu'ènfin on peut TéprQuver isolément de cette sensation, § II. Digestion des Boissons proprement dites. Il serait inutile de suivre , dans la digestion des bois- sons la division suivie à l'article de la digestion des aliments ; beaucoup de phénomènes, en effet, sont communs, et nous ne nous arrêterons que sur ceux qui sont différents. Ainsi , la préhension des boissons se fait exactement comme celle des aliments liquides. Dans la première cavité de l'appareil digestif, c'est-à-dire dans la bouche, ces bois- sons sont goûtées, mêlées plus ou moins à de la salii^e; mais elles n'ont pas besoin d'être soumises à Vaction de mastica- tion; et subissant, dans cette première cavité de l'appareil, encore moins de changements que les aliments, elles con- servent davantage, jusqu'à l'estomac , leur température pre- mière. Leur déglutition n'est aussi que ce qu'est celle des aliments liquides. Mais dans l'estomac et l'intestin grêle, ou autrement, à l'égard de la chjmijlcation et de la chylijicaiion, les phéno« mènes vont se montrer différents. Il n'y a encore rien qui soit autre dans la manière dont les boissons s'accumulent dans l'estomac ; elles y arrivent aussi par bouchées suc- cessives , mais plus rapprochées ; il en résulte les mêmes changements locaux dans ce viscère, la disparition de la soif, la cessation des phénomènes généraux qui étaient éprouvés ; seulement une trop grande plénitude de l'organe dispose davantage au vomissement. Mais les altérations que ces boissons vont éprouver pendant leur séjour dans l'estomac sont tout autres que celle de la chymification. La bois- son se met au niveau de la température de l'organe, et se mêle aux sucs que sécrète sa surface interne : si c'est de l'eau, cette eau se trouble d'abord; puis on la voit dispa- raître peu à peu sans qu'on observe en elle d'autres trans- formations, soit ])arce qu'elle est absorbée directement Tome 11. 34](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21300331_0001_1157.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)