Philibert Commerson : naturaliste voyageur. Étude biographique... / par Paul-Antoine Cap.
- Paul-Antoine Gratacap
- Date:
- 1861
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Credit: Philibert Commerson : naturaliste voyageur. Étude biographique... / par Paul-Antoine Cap. Source: Wellcome Collection.
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![« vait-il à M. Bernard en partant, n’est plus cette santé athlé- M tique que vous m’avez connue autrefois. Mais e]u’importe7 « qu’elle suffise ou non, l’aine doit regagner en force tout ce « que le corps y perd. Je serai peut-être mangé par les soles ou « par les requins.Les vers m’auraient-ils plus épargné ? K Quand vous recevrez cette lettre, je serai parti, et sous les <t meilleurs auspices. J’ai été ici l’enfant gâté de tout le monde. « On m’écrit de Paris les choses les plus encourageantes. On « m’annonce pour mon retour le cordon de Saint-Michel, des « places, des pensions., toutes les portes, me dit-on, me seront ouvertes! Mais la plus belle pour moi sera celle par « laquelle je rentrerai en Europe. » Au moment de partir pour cette expédition, et dans la pré* vision des éventualités qu’elle pouvait entraîner pour lui comme pour sa famille, il voulut faire son testament. Cominerson avait alors trente-neuf ans. Il laissait en France son jeune fils, âgé de quatre ans et demi. Ce testament, extrêmement curieux, daté du 15 décembre 1766, fut imprimé en 1774 sous le titre de Testament singulier de M, Commerson. Nous le rapporterons intégralement dans l’Appendice qui doit faire suite à cette élude, parce que cette pièce est devenue excessivement rare, et qu elle honore son auteur à divers points de vue. On y remarquera sur¬ tout que c’est à Commerson qu’est due la première idée de la fondation d’un Prix de vertu. C’est là bien évidemment que M. de Montyon a puisé la pensée de ses institutions admi¬ rables, dont la date ne remonte qu’à 1782, c’est-à-dire seize ans après. Plus heureux que notre naturaliste, M. de Montyon put renouveler sa fondation après les désastres révolutionnaires, et sa fortune comme sa libéralité, lui permirent de l étendre à plusieurs autres actes. Mais la gloire en remonte à Philibert Commerson d’une manière si positive que nous devons nous em¬ presser de la lui rapporter. Les termes dans lesquels il 1 exprime au paragraphe 3 de son testament, ne sauraient laisser aucun doute sur ce point. Voici ce paragraphe ;](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30564955_0013.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)