Histoire d'un voyage médical en Italie, en 1837 / [Théodore Joseph Éléonord Pétrequin].
- Joseph-Pierre Pétrequin
- Date:
- 1838]
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Credit: Histoire d'un voyage médical en Italie, en 1837 / [Théodore Joseph Éléonord Pétrequin]. Source: Wellcome Collection.
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![( *3 )' son passage])ar l’anneau du troisième adducteur; néanmoins l’anévrisme poplité a disparu. On montre une pièce que Frank avait préparée pour prouver l’inflammation des artères, mais où l’on ne distingue plus aujourd’hui rien qui soit bien net. A propos de la phlogose du système vasculaire, je dois noter que , clans plu¬ sieurs cas de phlegmasia alba doit ns, M. Girolamo Novati a trouvé une phlé¬ bite, avec des concrétions à l’intérieur dn vaisseau. L’anatomie de structure est élucidée par plusieurs préparations. M. Lippi a avancé qne les vaisseaux: lymphatiques communiquent directement avec les vei¬ nes 5 M. Civinini de Pise vient de découvrir une nouvelle communication de ce genre dans l’abdomen. M. Panizza a préparé plusieurs pièces où il montre qu’elle s’effectue toujours par l’intermédiaire d’un ganglion, d'où part une veinule , qui est cachée quelquefois sous un lacis de lymphatiques, ce qui a. pu en imposer uns observateurs. Quant à la structure intime des glandes lymphatiques, dite tour à lotir réticu¬ laire, celluleuse, etc., il y a plusieurs injections qui la démontrent vasculaire ; on voit que ce sont des circonvolutions de vaisseaux. Je rappellerai, pour l’histoire de l’infection syphilitique que, dans plu¬ sieurs pièces, on voit les lymphatiques du gland former une véritable toile , de même que ceux de l’urètre qui communiquent avec les précédens vers la fosse naviculaire, de façon que tout le pénis est revêtu d un lacis lymphatique très- serré, ce qui explique la facilité et la rapidité de l’absorption virulente. Quelques auteurs ont cru que les membranes séreuses n’étaient pas de texture vasculaire; de fines injections au mercure en démontrent clairement la vascularité, ce que confirme au reste pleinement l’anatomie pathologique de ces membranes. Aujourd'hui qu’on s’occupe beaucoup de recherches sur le sens du goût, il ne sera pas sans intérêt de signaler pour le glosso-pharyngien, que Searpa regardait comme exclusivement destiné aux rnouvememens de la langue, des préparations de ce nerf par M. Novaîi où l’on voit que ses filets vont évidemment à la mu¬ queuse des piliers du voile et à celle de îa langue. Terminons cette revue de Pavie par des pièces qui ont l’avantage de présenter un intérêt historique. C’est d’abord un’anévrisme de l’aorte abdominale, dévelop¬ pé entre les piliers du diaphragme sur le professeur Brunacci. La cause mérite d’être notée : un jour que Brunacci, qui était professeur de mathématiques à l'u¬ niversité, sautait sur la corde pour étudier les lois de l’équilibre, il faillit tom¬ ber par le fait de l’inclinaison postérieure du tronc, qu’il redressa brusquement pour éviter une chute. Depuis lors, il éprouva des douleurs fixes dans les lombes, des malaises inaccoutumés , des difficultés dans les digestions , du trouble dans l’excrétion fécale, etc. ; on ne reconnut pas l’anévrisme pendant sa vie, et on le /](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b31870351_0023.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


