Histoire d'un voyage médical en Italie, en 1837 / [Théodore Joseph Éléonord Pétrequin].
- Joseph-Pierre Pétrequin
- Date:
- 1838]
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Credit: Histoire d'un voyage médical en Italie, en 1837 / [Théodore Joseph Éléonord Pétrequin]. Source: Wellcome Collection.
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![fonctions de l'autre qui manquent ou faiblissent : ceci vient à l’appui des expé- riences de Malpighi qni avait vu que, lorsqu’on enlève la rate, le foie devient plus volumineux: ce double résultat me semble établir mieux que toute théorie une liaison fonctionnelle évidente entre ces deux appareils Ce qu’il y a aussi de fort remarquable, c’est que cette hypertrophie consécutive ne porte pas indiffé¬ remment sur tous les points du parenchyme hépatique ; huit fois sur dix j’ai pu la constater dans le lobe gauche ; or, je ferai observer qu’il y a dans cette dispo¬ sition morbide un retour vers les conditions de la vie fœtale où il existe une sorte d’égalité entre les deux moitiés de l’organe. Ces rapprochemens m’ont paru utiles à signaler pour la physiologie. M. Corneliani s’est livré à d’intéressantes expériences sur les effets toxiques et thérapeutiques de la kréosote, que je vais résumer comme confirmation et complément de mes propres recherches sur cette substance. (Gaz. méd. , 5 no¬ vembre 1856); administrée à haute dose (10 à 15 gouttes)Jakréosotepeut don¬ ner assez rapidement la mort, sans que l’autopsie, faite à J’instant, révèle des traces de lésions organiques Quand la mort ne s’ensuit pas, il a vu des convul¬ sions où la paraplégie survenir chez les animaux soumis aux expériences. M a essayé divers moyens pour combattre l’action toxique de cet agent; les antidotes qui lui ont paru jouir de quelque vertu sont les huiles d'amandes , d’olive ou de ricin, ainsi que les stimulans diffusibles; l’acide acétique augmente l’action délé¬ tère du poison. Donnée à trop forte dose, sans être pourtant mortelle, la kréosote amène des gastro entérites chroniques. Son usage externe a réussi] dans les ul¬ cères simples, le psoriasis, et quelques dartres, etc. ; l’usage interne dans la po- lydipsie, le catarrhe pulmonaire chronique, certaines diarrhées, etc. L’auteur rapporte plusieurs cas de guérison ou d’amélioration de diabètes sucrés traites , à 1 instar de Berndt, parla kréosote dont il aidait 1 action par quelques prises d’ipécacuanha. Qu’il me soit permis d’émettre ici une remarque sur des phénomènes souvent consécutifs, qu’on a assignés comme cause première du diabète. Cette polyurie n’est souvent dans l’origine qu’une simple hyperdiacrisie urinaire , analogue aux cas simples de ptyalismes spontanés, d épiphora , ou de galactorrhé comme le fa:t que j’ai rapporté {Recher, sur le trait.de la galactorrhée, Bulletin de thérap15 janv. 1856). Par suite de cette hypersécrétion, l’organe s’engorge , quelquefois même s’enflamme ; la persistance de cet état amène une hypertrophie de la substance. Comme le rein élabore et reçoit plus de sang, souvent ses vais¬ seaux s’amplifient à la longue, de même que sa suractivité morbide entraîne par¬ fois aussi l’augmentation de ses nerfs, L'économie, épuisée par tant de pertes, fait éprouver dis besoins continuels de réparation ; 1 estomac, encombré sous la multitude d’alimens qu’on y ingère, ne peut plus suffire à la digestion, et finit plus ou moins vite par devenir malade lui-même. Est il donc étonnant qu à 1 autopsie](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b31870351_0045.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


