Des plaies du coeur : thèse de concours pour l'agrégation en chirurgie présentée et soutenue à la Faculté de médecine le 30 avril 1857 / par A. Jamain.
- Alexandre Jamain
- Date:
- 1857
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Credit: Des plaies du coeur : thèse de concours pour l'agrégation en chirurgie présentée et soutenue à la Faculté de médecine le 30 avril 1857 / par A. Jamain. Source: Wellcome Collection.
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![tions,dont un grand nombre a été recueilli par Bonet (1), sont i exposées avec quelquesdétails. Tulpius signale l’épanchement de sang dans le péricarde. Nous ne voulons pas reproduire ces faits i qui n’ont en général qu’un intérêt historique; nous ne pouvons >) cependant nous dispenser de donner l’observation suivante tirée i de Job à Meck’ren : c’est, nous le croyons, le premier exemple \ authentique de péricardite consécutive à une plaie du cœur. Car i rien ne montre que l’observation de Marchettis, où il est indiqué ] qu’une plaie fistuleuse résultait d’une plaie du sternum faite au 4i niveau de la quatrième côte ait été une plaie du cœur comme i un grand nombre d’auteurs l’ont pensé (2). « Le 8 novembre 165 A, nous allâmes, avec AbrahamSluyter, voir un malade qui avait le pouls lent, débile, une sueur froide, - la respiration difficile. Il était au lit d’une blessure reçue il y avait plus de six jours, et il vécut encore jusqu’au 13 du mois (c’est-à-dire onze jours). Le thorax ouvert, après la mort, on trouva le poumon fortement adhérent de toutes parts à la plèvre et surtout au péricarde parle moyen des ligaments. » Dans le péricarde il riy avait point d’eau : mais il était étroite- ment cohérent avec le cœur par des filaments larges et plats> de sorte qu’il nous fut très difficile de le séparer du cœur. Celui-ci étant i débarrassé de tous côtés, la blessure apparut : elle avait la pro- i fondeur d’un travers de doigt, la largeur du pouce ; elle siégeait i au voisinage de la cloison interventriculaire vers la pointe. » A peu près à la même époque, on fait quelques expériences ï sur les animaux. Sanctorius Sanctorio perfore avec un instru- i ment aigu le cœur d’un lapin, Glandorp, en présence de qui cette expérience fut faite, rapporte que l’animal n’en resta pas I moins en vie pendant plusieurs mois (3). Ab Heers est témoin, à Montpellier, de l’expérience suivante : on fit avec un rasoir i une incision de plus de deux doigts de profondeur à la pointe du cœur d’un chien ; l’animal dégagé de ses liens se met à courir en aboyant et retourne à son maître comme s’il ne lui était rien arrivé (â). Quelques années auparavant, le même auteur avait (1) Boneli, Sepulchrelum annt., p. 1606 et seq. Genève, 1679. (2) Pierre de Marchettis, Observ. med.-chirurg., p. 112. Amstel., 1665 (3) Glandorpii, Opéra omnia specul. chirurg., p. 66. Londres, 1729. (4) Ab Heers, toc. cil., p. 116.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22338482_0010.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


