Traitement chirurgical du cancer de l'estomac : gastrectomie, gastro-entérostomie, opérations diverses / par Aimé Guinard.
- Aimé Guinard
- Date:
- 1892
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traitement chirurgical du cancer de l'estomac : gastrectomie, gastro-entérostomie, opérations diverses / par Aimé Guinard. Source: Wellcome Collection.
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![.gastro-entérostomie soient toujours encourageants. En admet¬ tant que les suites immédiates soient favorables, c’est-à-dire, que 1 orifice gastro-intestinal fonctionne bien et que le cours des matières soit parfaitement libre, on voit survenir il est vrai, une période remarquable de bien-être. L’opéré ne souffre plus et la marche du mal semble enrayée : cela tient surtout à ce que là tumeur et l’ulcération ne sont plus irritées par le contact et le passage des aliments, il en est ici de meme que dans le cancer du rectum. Les jours qui suivent l’établissement d’un anus contre nature dans la fosse iliaque gauche, par exemple, les douleurs cessent complètement et il y a un temps d’arrêt dans l’évolution du néoplasme. Les phénomènes douloureux dans les deux cas sont dus à l’obstruction et non au cancer lui-même, car les néoplasmes sont rarement douloureux par eux-mêmes, ainsi que M. Verneuil le fait si souvent remarquer dans son enseigne¬ ment. En créant dans l’estomac une voie de dérivation pour les aliments, on supprime l’obstruction mécanique du pylore et les douleurs disparaissent aussitôt. Suppression des phénomènes douloureux et arrêt momentané de la marche du mal, tels sont les deux avantages immédiats dont l’opéré bénéficie. Quand on a pratiqué la résection avec succès, les choses se passent exactement de même ; l’opéré ne souffre plus et se nour¬ rit facilement. Mais combien de temps cela peut-il durer? Nous . avons dit deux ans dans les cas les plus favorables de pylorecto- ri mie, mais, dans l’immense majorité des observations, la mort est ! survenue beaucoup plus tôt et souvent avec les mêmes phéno¬ mènes d’obstruction et de douleur qui avaient nécessité l’inter¬ vention. Après la gastro-entérostomie, la marche du mal reprend son io cours, au bout de quatre mois en moyenne, mais la mort ne il] survient guère qu’après un an. M. Monod, dans son rapport à la Société de chirurgie, donnait comme moyenne de survie après ; la gastro-entérostomie trois mois à un an. Des études nouvelles ; permettent de dire que quelques opérés n’ont succombé qu’après :;i dix-neuf mois (stastistique de Novaro). Mais ce qu’il faut sur- i tout faire ressortir, c’est que la mort survient par cachexie )o](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30587347_0123.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
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