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Nosologie methodique, dans laquelle les maladies sont rangées par classes, suivant le systême de Sydenham, & l'ordre botanistes ... / Ouvrage augmenté de quelques notes en forme de commentaire, par M. Nicolas.
- François Boissier de Sauvages de Lacroix
- Date:
- 1771
Licence: Public Domain Mark
Credit: Nosologie methodique, dans laquelle les maladies sont rangées par classes, suivant le systême de Sydenham, & l'ordre botanistes ... / Ouvrage augmenté de quelques notes en forme de commentaire, par M. Nicolas. Source: Wellcome Collection.
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![On n’a point de caraélére de cette efpéce, à moins qu’on ne veuille lui fubftituer les lignes ordinaires du fcorbut, & un écoulement de fang, non douloureux par l’anus : ce que j’ai obfervé fouvent dans les enfans fcorbutiques, fans flux de ventre liquide. La curation. Cirigli confeille iç. une potion faite avec quatre onces d’eau de chiendent, & deux blancs d’œufs mêlés enfemble : 2°. l’ulage du lait, fi l’eflomac peut le digérer ; 38. le petit lait de chevre diftillé avec le fuc de lumeterre, de crefton d’eau, &c. dont on fait prendre au malade quatre on¬ ces tous les matins, en y ajoutant, fi l’on veut, quatre goû¬ tes d’efprit de cochlearia : 40. les eaux de fpa ou de piceja-, relli, ou autres lulphureufes, dont on donne deux onces avant le fouper. J’y ajouterois une décoélion de tamarins, ou de mi- robolano, dont ori feroit ufage , avant que d’employer les au¬ tres remèdes, 19. DylTenterie Polonoife , Dyfenteria Polonïca 3 Stabe!» Hift. 1 ï, Obferv. 8. 20. DylTenterie miliaire, Dyfenteria miliarïs , Gruber. Fièvre exanthématique & dyfenterique, qui étoit épidémi¬ que à Zurich, l’année 1747. Pratique. La caufe de la dyfenterie eft un effort de la na¬ ture pour expulfer par l’anus, des matières âcres, & vénéneu- fes, loit quelles foient mêlées avec le fang , foit qu’elles ron¬ gent les inteftins, en augmentant la puiffance expulfive des in- teflins par le mouvement périftaltique & par la rupture , l’éro- fion ou la dilatation des vaiffeaux fanguins. D’ou il fuit que les remèdes qui conviennent dans cette maladie, font, i9. tout ce qui efl: capable d’éloigner, d’évacuer» faire porter ailleurs, corriger & adoucir les matières irritan¬ tes : 2°. ce qui efl propre à calmer les eflorts douloureux, en diminuant la phlogofe , en émomTant le fentiment, en calmant Iles mouvemens & l’irritation des inteftins : 40. enfin quand la jnatiere morbifique efl: évacuée , les remèdes qui peuvent don¬ ner de la force aux inteftins, & cicatrifer les vaiffeaux rom- î pus. Si la matière irritante, âcre, veneneufe a fon fiége dans 1 i’eftomac , ce que l’on conncît par la cardialgie, les naufées » J S’amertume & la faleté de la langue, par la qualité des alimens ] que le malade a pris , on doit tenter de l’expulier par des émé- i tiques doux , qui ne portent point leur aéfion fur le canal intefi» il tinal, & qui fatisfaffent en même-temps aux autres indications» rtl en faifant précéder une ou deux baignées ; tel eft l’ipécacuanha; S le tartre ftibié , le vitriol blanc,purifié ; mais Tipécacuanha l’em- m porte fur les autres, & on le donne à petite dofe, comme à a: celie de fix grains ou de douze, avec le fyrop de coins » ou h Tome IIL F r ' r *](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b3052703x_0003_0093.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


