Remede nouveau contre les maladies vénériennes tiré du règne animal; ou essai sur la vertu anti-vénérienne des alkalis volatils / [Bernard Peyrilhe].
- Bernard Peyrilhe
- Date:
- 1786
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Credit: Remede nouveau contre les maladies vénériennes tiré du règne animal; ou essai sur la vertu anti-vénérienne des alkalis volatils / [Bernard Peyrilhe]. Source: Wellcome Collection.
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![[197] lymptie qui forme ces rumeurs. Je crois plus utile Sc plus rationnel d’exciter cette inflammation, ou plutôt cette augmentation de chaleur, par l’application d’un emplâtre de cantharides, placé fur le centre de la tumeur. Je ne puis offrir au Leéleiir qu’un feul eflai de ce moyen. Dans cette tentative , il s’établit un fuin- tement plus abondant qu’on ne devoir l’attendre, qui fe foutint, fans être provoqué , jufqu a l’entière dif- parition de la tumeur (i). Lorfqu’après avoir acquis une très-grande dureté, l’exoftofe faufle vieillit dans cet état, elle fe déforganife, & cefle d’être curable par les agens internes : c’eft l’état voifîn du fquirrhe« Enfin, lorfqu’elle tombe en colliquation , elle cède de nouveau aux remèdes internes, fur-tout aux pur- gatifs draftiques. C’eft-là l’unique efpèce d’exoftofes que les anti-vénériens giiériflent quelquefois. Si j’ai pu convaincre de cette vérité ceux qui me liront, j’aurai rendu fervice à beaucoup d’infortunés , qui, flattés de toutes parts de la douce efpérance de voir difliper par les agens intérieurs une exoftofe vraie , qui les inquiète , paflent fans celle d’un remède à un autre, & ne fe laflent pas de chercher le merveil- leux dont ils attendent la guérifon, qu’ils ne fe foient mis hors d’état de profiter des feuls fe- cours efficaces, des moyens chirurgicaux. (i) Rivière a eu la meme idée j au moins je lui rends la julUcc de le piéfumer, quoiqu’il ne le dife pas en termes formels.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28763506_0325.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)