Remede nouveau contre les maladies vénériennes tiré du règne animal; ou essai sur la vertu anti-vénérienne des alkalis volatils / [Bernard Peyrilhe].
- Bernard Peyrilhe
- Date:
- 1786
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Credit: Remede nouveau contre les maladies vénériennes tiré du règne animal; ou essai sur la vertu anti-vénérienne des alkalis volatils / [Bernard Peyrilhe]. Source: Wellcome Collection.
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![[ 30^ ] <3es Tymptômes vénériens , ou l’adolefcence de lâ vé-.' rôle, fufqiren i (îio , & prétendre de l’autre , que cette maladie étoit dans la décrépitude dès 154^?, c’eft d mon avis donner dans une inconféquence étrange, & laifTer à la quelHon toute fou obfcurité. Me permettra-t-on une conjeéture qui n’eft pas fanS vraifemblance : j’oferois rapportet l’origine Sc le fon- dement du préjugé qui fait décroître & s’affoiblir le virus vénérien, à la prédiéHon de Fracaftor. 11 avoit prédit en 15^0, que la vérole s’éteindroit. Eft-il donc étonnant qu’un grain de vanité s’emparant de fa tête prophétique, la lui fit voir déjà'décrépite en 154(3? Cette opinion une fois avancée comme un fait con- ftant, dut fe glilTer fans peine dans la tête de la plü** part des Ecrivains qui fuivirent Fracaftor ; car outre qu’on croit aifément les chofes qu’on defire , il en coûte trop pour fe frayer des routes nouvelles ; notre parefte nous porte tout naturellement, ôc prefqu’à no- tre infu, dans les fentiers battus par la multitude. Laiiïons-là, & les témoignages ralfemblés par Aftruc, ôc fes propres raifonnemens , donc le réfultat n’a que trop influé fur la fociété ; nous avons^ des guides plus fûrs pour arriver au vrai. Tous les Auteurs s’accordent à reconnoître des lieux où cette maladie eft endémique. Les mêmes foyers dont une étincelle embrâfa l’Europe en 145^5 ou 1494, exiftent encore aujourd’hui. Peut-être, dira- t-on que celui d’Amérique a beaucoup perdu de fon . aétivité ?](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28763506_0332.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)