Remede nouveau contre les maladies vénériennes tiré du règne animal; ou essai sur la vertu anti-vénérienne des alkalis volatils / [Bernard Peyrilhe].
- Bernard Peyrilhe
- Date:
- 1786
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Credit: Remede nouveau contre les maladies vénériennes tiré du règne animal; ou essai sur la vertu anti-vénérienne des alkalis volatils / [Bernard Peyrilhe]. Source: Wellcome Collection.
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![[ ^07 ] Les indudions tirées de la pefte Sc de la lèpre )&: cranfportées au virus vénéiien, ne font que fpécieufes ; car fi la lèpre a difparu, la petite vérole dure en- core , & paroît naturalifée dans nos climats. D’ail- leurs , a-t-on pris contre la vérole les mêmes mefures qui firent celfier la lèpre ? voulez-vous que la vérole ait le fort de la pefte & de la lèpre ? pofez des cor- dons ; élevez des barrières j renfermez dans des La- zarets les individus infeétés. Ou prenez les mêmes précautions^ mettez en jeu les mêmes caufes, ou n’attendez pas les mêmes effets. J’ai dans la tête un projet de preuve de la non^- dégénération de la vérole , que je pourrai bien exé- cuter un jour 5 il confi’fteroit à comparer de luftre en luftre les faits recueillis par les Obfervateurs , depuis la naiffance du mal jufqu’à nos jours. 11 réfulteroit .certainement des obfervations ainfi rapprochées, que le virus vénérien eft abfolument ce qu’il fut autrefois , & qu’il reftera tel , tant que les voyages de long cours feront en quelque forte de tous les -Peuples de la terre, une feule 8c même famille. L’exécution de ce projet feroit affurément très-fa- w de dire, j’ai abandonné, dit-il, le fentiment des Auteurs qui « ont écrit depuis l’année lavoir, que la maladie véné- » ricnnc avoir diminué de férocité, & qu’elle cellera à la fin *) comme la lèpre «. Obfervatiorts fur les Maladies vénériennes, pag. tj , Paris, 178;.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28763506_0335.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)