Remede nouveau contre les maladies vénériennes tiré du règne animal; ou essai sur la vertu anti-vénérienne des alkalis volatils / [Bernard Peyrilhe].
- Bernard Peyrilhe
- Date:
- 1786
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Credit: Remede nouveau contre les maladies vénériennes tiré du règne animal; ou essai sur la vertu anti-vénérienne des alkalis volatils / [Bernard Peyrilhe]. Source: Wellcome Collection.
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![L 5°9 ] . thodes anti-véncrienncs tendent toutes a riimer les forces, les Praticiens nuifent, & nuifent beaucoup, s’ils ne guérilTent point. En énervant le principe con- fervateur qui donne à nos corps la vigueur & l’énergie, ils font prévaloir le virus fur le principe qui le réfré- noit, ils augmentent fes forces, hâtent fes progrès,5c le rendent plus difficile à vaincre j foit parce qu’il eft plus développé, foit parce que les malades* atfoiblis font moins en état de foutenir les traitemens qui pourroient les en débarrafîer. Aujourd’hui enfin, que les maux vénériens font livrés au premier affronteur, vieilles femmes, moines , laquaisj 5cc, qui pourroic apprécier les ravages de la vérole, qui pourroit comp- ter fes viélimes? Les g-uériifeurs modernes ne oublient O l pas ordinairement le nécrologe de leurs malades , Sc cependant ils fcxurniiïènt, fans qu’ils s’en doutent, la défolante preuve de la trifte vérité que je préfente à mes Lecteurs ( i). Si je m’arrête fi long-temps fur cette affligeants vérité , que la vérole eft aujourd’hui tout auffi funefte quelle le fut autrefois, c’eft que l’exercice de mon Art m’a fait voit combien il importe de détruire le (i) Voyez en particulier Charles Thuillier, Ohfervcitlons fur les Maladies vénériennes , pag. <>8 &; fuiv., & en général tpus^ les Ecrits des Praticiens, dans les endroits où ils racontent, non les infortunes de leur pratique , mais les malheurs de la pratique- de leurs émules ou de leurs rivaux.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28763506_0337.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)