Volume 2
Traité théorique et pratique des maladies de la peau : fondé sur de nouvelles recherches d̕anatomie et de physiologie pathologiques / par P. Rayer.
- Pierre François Olive Rayer
- Date:
- 1826-27
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traité théorique et pratique des maladies de la peau : fondé sur de nouvelles recherches d̕anatomie et de physiologie pathologiques / par P. Rayer. Source: Wellcome Collection.
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![alïection des voies pulmonaires et intestinales , à laquelle s'était joint un érysipèle du cuir chevelu et du visage. Pendant le cours de la maladie , il était survenu , vers la partie postérieure du sacrum , une tumeur gangréneuse, deur, et s'étendait jusques vers la pommette ; elle fut très-peu doulou- reuse, et donna issue à une certaine quantité de sang noirâtre , en uappe. En écartant les lèvres de la plaie, on distinguait, de haut en bas, une première ligne, formée par la peau altérée, au-dessous de laquelle exis- tait un» couche noirâtre profondément ecchyniosée et insensible. Une semblable incision transversale, qui s'étendait de la racine du nez a la Icinpo, fut pratiquée sur la paupière , et on eut soin de la faire moins profonde, dans la crainte d'intéresser le globe de l'«eil. En entr'ouvranl h.'s lèvres de l'incision, on apercevait une disposition analogue à celle de la paupière malade. Une tioisièmc incision, de plus d'un demi pouce do profondeur, fut faite, à partir de la partie supérieure du lobe du nez, Cl obliquement dirigée vers l'extrémité inférieure du lobule de l'oreille. (]eltc incision limitait inférieurement la teinte violacée de la peau. Sa coupe différait de celle des incisions précédentes : dans ses deux tiers externes, la peau était muge comme dans l'érytl:ème , et non gangre- née ; plus profondément , on voyait le tissu cellulaire graisseux, qui pa- raissait sain. Dans le tiers interne, au contraire , le tisiu cellulaire offrait trois ou quatre taches brunâtres, analogues à des ecchymoses. A partit do l'extrémité inférieure de cette incision, ou en lit une autre dirigée obliquement vers la partie supéiieurc de I'.mtitragus; elle avait environ quatre lignes de profondeur. Une certaine quantité de sang noirâtre s'é- coula do toutes ces incisions. On favorisa cette évacuation à l'aide de lotions chaudes; puis on promena entre les lèvres «les incisions des plnmasseaux fortement imprégnés de nitrate acide de mercure. A l'aide de ces cautétdations répétées à plusieurs reprises, on enleva une sorte de bouillie noirâtre, devenue assez abondante dans le fond des incisions des paupières. L'ilot de peau saine, situé entre les inci- tions inférieurs, ne fut point cautérisé. M. Beaumelz, élève interne , charge du service , épongea , avec soin , le sang qui s'écoulait des incisions, et la sanie de3 portions gangreneuses; il en eut les mains imprégnés pendant cinquante-cinq minutes sans en avoir éprouvé la plus légère incommodité. De la charpie sèche fut introduite entre les lèvres de la plaie ; des compassés imprégnées de chlorure de chaux ,](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21536879_0002_0634.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


