Nouvelles recherches sur la fièvre et quelques phlegmasies spéciales qu'on observe dans les maladies des organes génito-urinaires : en particulier pendant leur traitement / par Jean Civiale.
- Jean Civiale
- Date:
- 1860
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Credit: Nouvelles recherches sur la fièvre et quelques phlegmasies spéciales qu'on observe dans les maladies des organes génito-urinaires : en particulier pendant leur traitement / par Jean Civiale. Source: Wellcome Collection.
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![jours, le chirurgien combat l’irritation générale et les états morbides qui peuvent exister; il modifie le régime, régularise ! l’exercice des fonctions, et, par des observations journellement f répétées, il se trouve en position d’acquérir une connaissance : plus complète de l’état local et général du malade, de faire un i choix plus judicieux de la méthode et du procédé auxquels il : convient de recourir, de saisir les indications particulières, ert I un mot, d’arrêter son plan de conduite, avec toute la certitude I désirable ; conditions qui échappent en partie lorsqu’on opère 1 d’emblée, et qui ont cependant une grande part au résultat du 1 traitement, La somme des petites douleurs que détermine la bougie dans ! un urèthre non rétréci, et pour le seul but d’en diminuer la sensibilité, n’a rien de comparable avec celles qu’occasionne [ ordinairement un seul cathétérisme pratiqué à la première i visite; aussi n’ai-je jamais observé d’accidents sérieux pendant ; ce traitement préparatoire, que j’ai appliqué des milliers de fois et ] presque toujours avec les plus grands avantages. De même dans la vessie : là après avoir émoussé la sensibi- lité de l’urèthre, on fait ordinairement tous les deux jours, et 5 pendant une, deux ou trois semaines, des injections d’eau tiède i; dans ce viscère. Le contact du licjuide modifie la sensibilité de I sa face interne; les mouvements alternatifs et répétés d’écarte- 1 ment et de rapprochement de ses parois modifient et rétablis- I sent leur contractilité, et par l’action répétée de ces procédés, . graduellement augmentée et réglée suivant les indications, laca- I vité vésicale seprésente avec des conditions entièrement nouvelles. Le fait de l’insensibilité de la surface vésicale est mis en plus ; grande évidence encore par les applications de la lithotritie. Les > premières séances sont souvent douloureuses et suivies d’acci- dents ; mais à mesure qu’on les multiplie, pourvu qu’on ne les ■ prolonge pas et qu’on évite toute violence, le malade souffre de moins en moins. Dans les explorations terminales, par exemple, on promène les instruments lithotriteurs sur la surface interne de la vessie sans provoquer de douleurs vives et sans qu’on ait à redouter la moindre réaction. Or, ces explorations, dans les- (luelles toute la séance se passe en recherches, sont la partie la plus douloureuse du traitement; et, au début, le malade ne les](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22348323_0037.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


