Traité pratique des maladies des enfants, depuis la naissance jusqu'à la puberté ... ouvrage faisant suite à celui du Docteur Billard ... avec des notes de M. le Docteur Baron / [Émile Adolphe Joseph Berton].
- Berton, A. (Émile Adolphe Joseph), 1801-1855.
- Date:
- 1842
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Credit: Traité pratique des maladies des enfants, depuis la naissance jusqu'à la puberté ... ouvrage faisant suite à celui du Docteur Billard ... avec des notes de M. le Docteur Baron / [Émile Adolphe Joseph Berton]. Source: Wellcome Collection.
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![lendemain on lave toute la tête avec de l’eau de guimauve ; on la couvre ensuite d’un large cataplasme pendant deux ou trois Jours avant de procéder à l’emploi d’un moyen curatif. Voici ceux que j’administre depuis plus de dix ans , et dont j’ai ob- tenu souvent des succès durables après un temps plus ou moins long, suivant la durée et l’intensité de la maladie. Je fais laver la tête soir et matin avec une eau sayonneuse, pendant huit où dix jours. Dans l'intervalle on la couvre d’un linge sur lequel on a étendu une ligne d'épaisseur d’une pommade composée de sous-carbonate de potasse du commerce, quatre grammes ; chaux éteinte, un gramme; fleur de soufre, un gramme; axonge, quarante grammes. Après huitjours, je remplace l’eau de savon par une eau acidulée avec le vinaigre; en six semaines ou deux mois, l’on voit des favus invétérés céder à cette médi- cation , sans être obligé de procéder à l’avulsion des cheveux , mais en prenant seulement la précaution de les faire tondre ou raser toutes les fois que cela est nécessaire. Il est une autre médication, proposée par Biett, qui est vraiment utile et par l’influence de laquelle on obtient aussi beaucoup de cures radicales, c’est la pommade avec l’iodure de soufre, l’axonge ou le cérat. On en graisse matin et soir la tête des teigneux dont on a fait tomber les cheveux. On aide l’action de ce moyen par de grands soins de propreté] et des lotions savonneuses ou acidulées. L’iodure de soufre ne doit être employé qu'à la dose d’un à deux grammes par trente- deux d’un corps gras, si l’on veut prévenir les érysipèles que fait naître son usage mal dirigé. Les préparations mercurielles ont été aussi très-vantées dans le traitement de la teigne; les pommades au calomel, au proto-iodure de mercure, à la dose d’un à deux grammes par trente-deux grammes d’un corps gras, ont réussi entre les mains de quelques praticiens. Je me suis bien trouvé de quelques onctions de quatre grammes d’on- guent mercuriel dans des teignes récentes, unies avec des lo- tions d’une eau contenant d’un à deux décigrammes de deuto- chlorure de mercure par litre d’eau. F’emploie aussi avec avan- tage les lotions acidulées avec les acides sulfurique, nitrique,](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29340238_0748.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


