Journal d'un chirurgien de la Grande Armée (L.-V. Lagneau), 1803-1815 ; avec une introd. de Frédéric Masson / [Louis Vivent Lagneau].
- Louis Vivant Lagneau
- Date:
- 1913
Licence: In copyright
Credit: Journal d'un chirurgien de la Grande Armée (L.-V. Lagneau), 1803-1815 ; avec une introd. de Frédéric Masson / [Louis Vivent Lagneau]. Source: Wellcome Collection.
320/358 (page 294)
![niers, sous la désignation de grenadiers royaux. (Ils s’en allaient tous mécontents et plus tard on s’en est aperçu, lorsqu’au 2 mars 1815, Napoléon est revenu de File d’Elbe.) Je retourne à Paris, pour prendre mes arrangements particuliers, en attendant de savoir ce qu’on fera de nos dépôts de la Garde, qui restent à Fontainebleau. Je me logeai chez ma sœur Simon, rue Meslay, 26, et je commençai à faire de la médecine civile. Le 31 novembre 1814. Je retourne à Fontainebleau, où je suis rappelé à l’occasion de la dissolution du dépôt de la Garde, qui n’existe plus comme corps, à dater de demain 1^^ décembre. Je reviens donc à Paris, libéré de tout engagement militaire. Je vais me livrer à mes études, n’ayant aucune envie de reprendre du service sous les Bourbons. [Plus tard, on m’avait fait proposer, par l’intermé- diaire de M. Cullerier oncle, mon ancien chef de service de l’Hôpital du Midi, d’être chirurgien-major des gre- nadiers à cheval de la Garde royale, commandés par M. de Talhouet h Semblable proposition me fut faite aussi par M. de Ganay ^ colonel delà Légion de l’Yonne, ce que je refusai à bien plus forte raison.] ^ Marquis de Talhouet (1788-1842), officier d’ordonnance de Napoléon, colonel et baron de rEm])ire, commandant des grenadiers de la garde royale. ® Ganay (Antoine-Charles, marquis de) naquit à Lucenay, près Autun, le 1®'' février 1769, et y mourut en 1849. Il entra à treize ans dans la compagnie des cadets-gentilshommes de l’Ecole militaire. Sous-lieutenant dans Royal-Vaisseau en 1784, lieute- nant en 1791, il émigra la môme année. D’abord à l’armée des princes, il passe ensuite à la brigade hollandaise au service d’Angleterre, puis à la brigade allemande au même service (1793-1801) ; il y devient major de cavalerie. Rentré en France, il devint député et reçut de l’Empereur en 1811 la](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28999630_0322.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)