Signes tirés de l'inspection de la face dans les maladies aiguës cérébrales, thoraciques et abdominales : thèse présentée et soutenue à la Faculté de Médecine de Paris, le 4 juin 1813, / par J.M.R. Delabigne Deschamps, d'Antrain.
- Delabigne Deschamps, J. M. R.
- Date:
- 1813
Licence: Public Domain Mark
Credit: Signes tirés de l'inspection de la face dans les maladies aiguës cérébrales, thoraciques et abdominales : thèse présentée et soutenue à la Faculté de Médecine de Paris, le 4 juin 1813, / par J.M.R. Delabigne Deschamps, d'Antrain. Source: Wellcome Collection.
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![( *2 ) toujours le visage esi calme , assuré ; les traits sont naturels. Ce- pendant il existe des cas où les muscles, fortement mis en jeu, pourraient induire en erreur le physionomiste , en le portant à croire que la maladie a son siège au cerveau. C’est sous ces appa- rences trompeuses que se présentent, suivant les auteurs , la para- phrénésie, et quelquefois la péricardite. Une grande difficulté de respirer agite le malade et produit des anxiétés très-vives. Ordinairement plein, gonflé, le tissu cellulaire de la face ne s’affaisse que quand les maladies thoraciques aiguës, devenues chroniques durent long-temps. Les prédispositions aux phlegmasies de la poitrine sont encore tracées sur la physionomie : la peau est fine, délicate , d’un beau blanc; une couleur rosée, vermeille, très-changeante, circonscrite, est habituellement dessinée sur les joues et les pommettes ; l’air de la personne paraît enjoué , aimable : ou bien la face est en généra] très-rouge , les traits durs , les veines gonflées ; dispositions qui se rencontrent chez les habitans des montagnes , forts sujets k la péri- pneumonie. Le catarrhe pulmonaire anime tout le visage, principalement du- rant les quintes de toux; l’œil est rouge et larmoyant. La pleurésie produit les mêmes phénomènes, mais d’une manière plus marquée; les pommettes offrent une rougeur vive et cernée. Cette coloration, encore plus intense dans la péripneumonie, est surtout exprimée d’un côté, s’il n’y a qu’un poumon d’affecté : en même temps les yeux sont très-rouges, les pupilles plus dilatées que dans la pleu- résie ; les vaisseaux de l’albuginée paraissent très-injectés. Lorsque l’inflammation parvient à un très-haut degré, la face se gonfle, prend une couleur pourpre (1) , les yeux sont saillans, les pau- pières très-ouvertes. Combien au reste cet état n’est-il pas modifié par les complications, si fréquentes dans ces phlegmasies ! La co-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28745164_0026.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)