Almanach prophétique, pittoresque et utile pour 1845[-48] / publié par l'auteur de Nostradamus [i.e. E. Bareste] ... illustré par MM. Gavarni, Daumier, etc.
- Bareste, Eugéne.
- Date:
- [1844-47?]
Licence: Public Domain Mark
Credit: Almanach prophétique, pittoresque et utile pour 1845[-48] / publié par l'auteur de Nostradamus [i.e. E. Bareste] ... illustré par MM. Gavarni, Daumier, etc. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![UUVELLEIVOY. L’éventail, cetle arme charmante de la coquetterie fé-. minine, est aujourd’hui plus à la mode que jamais. Aux Italiens, à l’Opéra, au bal, dans les soirées d été aussi bien que dans les réunions d’hiver, il n’est plus une femme élégante qui ne joue avec un éventail et ne s’en serve pour accentuer en quelque sorte les caprices char- mants de sa'conversation. Cette mode, qui, pendant quelques années, était de- venue exceptionnelle, s’est de nouveau généralisée; et* certes le goût, la richesse que la maison Duvtlleroÿ a constamment apportés à l’exécution de ce jouet délicat’: des femmes, ont singulièrement contribué à en maintenir la tradition et à en faire revivre complètement le goût. 1. Jamais, en effet, on n’a mis un art plus exquis que la 1 maison Duvelleroy dans ces travaux délicats. Sous ses y habiles mains la moindre feuille d’ivoire se transforme en une merveilleuse dentelle ; la laque, l’écaille, la nacre se transforment en fantaisies les plus capiicieuses, repro- , duisent les plus charmantes arabesques. Est-ce trop lourd encore pour voire main délicate, voici des plumes fines et légères montées sur quelques feuilles d’or; mais pre- i nez garde de respirer avec trop d’émotion: car, ce n’est r n’est plus un éventail, c’est une blanche vapeur que vous]v allez faire disparaître La maison Duvtlleroÿ a poussé % jusqu’à la perfection la f .brication de l’éventail, et i! n'est pas un des chefs-d'œuvre sortis de ses ateliers qui ne fasse p envie aux plus charmantes marquises du 18e siècle. Aussi, sous cette favorable influence, nous le disions, la popularité compromise de l’éventail s’est refaite plusi/ brillante qu’autrefois ; et dans quelque cinquante ans si x l’on fouille avec curiosité l’étagère d’une élégante de$ 4847, comme on fouille aujourd’hui le guéridon pompa*1 dour de 1750, on trouvera certainement sur celle-là, à la meilleure place, un éventail Duvelleroy, et certes, àw voir sa légèreté, sa délicatesse pleine de goût, on se fera une idée charmante des blanches mains par lesquelles il était porté. à](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28745255_0772.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)