De la paralysie diphthérique : recherches cliniques sur les causes, la nature et le traitement de cette affection / par V.-P.-A. Maingault.
- Maingault, Victor Pierre Alfred.
- Date:
- 1860
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Credit: De la paralysie diphthérique : recherches cliniques sur les causes, la nature et le traitement de cette affection / par V.-P.-A. Maingault. Source: Wellcome Collection.
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![branes. On touche la gorge avec un liquide dont elle ignore la com- position; on ne fit ni saignée ni application de sangsues. Pendant quatre jourson lui toucha la gorge deux fois par jour. Pendant une huitaine de jours, le médecin vint la visiter chaque jour, puis il lui annonça qu'elle était guérie. Cette femme se croyait complètement rétablie, lorsqu'au quinzième jour de la maladie elle- commença à rendre les liquides par ,]e nez ; elle éprouvait une extrême difficulté à boire; les aliments solides passaient, mais avec peine; la voix devint nasonnée. Vers le vingtième jour, elle vomit plusieurs fois dans la journée r ces vomissements contiennent des fausses membranes longues et épaisses ; la voix n'est plus nasonnée, elle est éteinte. Les jours sui~ vants, elle rend encore quelques fausses membranes, la voix est en- eor&voilée, toujours de la gêne dans la déglutition. ■ Le 4 mai, elle quitte Louvain pour venir à Paris, et supporte bien le voyage, quoique déjà elle eût fait la remarque que ses forces di- minuaient, malgré une alimentation suffisante; la déglutition des solides se faisait bien, quoique les liquides continuassent à être re- jetés au dehors. Le II, elle se trouve souffrante, éprouve des nausées ; un médecin qu'elle fait appeler prescrit un vomitif, et le surlendemain un pur- gatif; les nausées et le malaise disparaissent, mais les forces dimi- nuent rapidement; elle ressent au bout des doigts et à l'extrémité des orteils des fourmillements continuels sans soubresauts ni con- tractures; elle ressent en même temps une douleur assez vive à la région spinale. La faiblesse fait toujours de nouveaux progrès; d'abord elle peut se tenir sur les jambes, mais ne peut remonter seule dans son lit; puis bientôt la marche, la station debout, deviennent presque im- possibles; les fourmillements et les douleurs du dos persistent; la voix est redevenue nasonnée, les liquides sont toujours rejetés par le nez. En même temps, les troubles paralytiques s'étendent aux bras; elle ne peut les remuer qu'avec une extrême difficulté, on est obligé <le la faire manger.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22323089_0039.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)