Volume 1
Dictionnaire de chymie, contenant la théorie et la pratique de cette science, son application à la physique, à l'historie naturelle, à la médecine et à l'économie animale / [Pierre Joseph Macquer].
- Macquer, Pierre Joseph, 1718-1784
- Date:
- '1778' [i.e. 1781?]
Licence: Public Domain Mark
Credit: Dictionnaire de chymie, contenant la théorie et la pratique de cette science, son application à la physique, à l'historie naturelle, à la médecine et à l'économie animale / [Pierre Joseph Macquer]. Source: Wellcome Collection.
558/584 (page 488)
![m^is il leur a fallu quatre ou cinq fois plus de temps qiïê dans Fair commun. M. Lavoîjïer Qon]t&MrQ avec beaucoup de vraifemblance, que dans cette expérience il peut y avoir eu au commencement une combuffion du diamant, favo- rifée par un peu d’air Commun ^ dont il eft difficile que le gaz foit entièrement exempt ; mais qu’enfuite le déchet s’eft fait fans combuffion , & par fimple volatilifation. Il y a tout lieu de croire en effet, que les corps regardés comme les plus fixes ne font pas abfolument exempts de volatilifation, lorfqu’on leur applique un degré de chaleur affez fort, c’eft-à-dire, fupérieur à leur fixité. Ces idées font confirmées par d’autres expériences que M. Lavoïfier fit enfuite fur du charbon dans un appareil femblable de vaiffeaux clos , dans l’air commun , & dans le gaz méphi- tique nommé air fixe. Le charbon eft bien reconnu pour un corps combuftible, & en même temps des plus fixes, & capable de réfifter à la plus grande violence du feu, quand il ne peut brûler, c’eft- à-dire , lorfque tout contaâ: avec l’air commun lui eft in- terdit : ainfi, quoique, à d’autres égards, il n’y ait nulle reffemblance entre le charbon & le diamant, il y en ace- pendant une très-grande & très-frappante, à raifon de ces deux propriétés , je veux dire de la combuftibilité réunie avec la fixité ; & comme ce font juftement de ces deux qualités que dépendent les phénomènes que préfente le diamant expofé au feu, M. Lavoifier a très-bien vu qu’il étoit à propos de foumettre aux mêmes épreuves ces deux fubftances, quoique d’ailleurs fi différentes. Cet habile phyficien ayant donc appliqué l’aélion du foyer du grahd verre ardent de M. Trudaine à du charbon parfaitement pur &bien fait, dans les mêmes appareils qu’il avoit em- ployés pour le diamant, a obfervé qu’il y avoit une très- petite portion du charbon qui fe brûloit d’abord , foit à caufe de l’air renfermé fous le récipient, foit à caufe de celui qui étoit mêlé avec le gaz méphitique; mais que quand cette portion d’air avoit produit tout l’effet qu’elle pouvoit produire, alors la combuftion ceffoit entièrement : & une fécondé obfervation encore plus effentielle, c’eft que, en continuant à tenir ce charbon au foyer, après toute com- buftion ceffée, M. Lavoifier l’a vu diminuer continuelle- inent & s’exhalçr çqît-jdç çn vapeurs j d’çî» U a conclu](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2877937x_0001_0558.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)