Recherches sur la locomotion du coeur : thèse pour le doctorat en médecine, présentée et soutenue le 2 février 1852 / par A.-A. Verneuil.
- Verneuil, A. A. (Aristide Auguste Stanislas), 1823-1895.
- Date:
- 1852
Licence: Public Domain Mark
Credit: Recherches sur la locomotion du coeur : thèse pour le doctorat en médecine, présentée et soutenue le 2 février 1852 / par A.-A. Verneuil. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by The Royal College of Surgeons of England. The original may be consulted at The Royal College of Surgeons of England.
11/56 (page 13)
![Dans cette seconde partie, je me propose d’examiner les diverses manières dont on a cherché à expliquer le phénomène de la loco- motion du cœur ; la distinction en locomotion systolaire et diasto- laire a bien été laite, mais on s’est surtout préoccupé du choc contre la poitrine, de telle sorte que je ne trouverai guère de docu- ments sur la locomotion systolaire qu’aux articles où il est question de l’impulsion, du pouls du cœur. Mes citations vont donc porter à côté de la vraie question que je traite; on comprendra que j’ai été forcé d’en agir ainsi, mais j’évite au lecteur la peine de découvrir ce que j’avoue moi-même être une espèce de non-sens, nécessaire dans ma thèse. Les anciens auteurs se sont beaucoup plus préoccupés du principe des mouvements du cœur que de ces mouvements eux-mêmes. Les longs chapitres intitulés de Motu cordis, que l’on trouve dans les traités de physiologie, renferment peu de documents que nous puissions utiliser. Les doctrines des esprits vitaux, des principes gazeux expansifs, de l’irritabilité musculaire, du rôle des nerfs, etc., y tiennent la plus large place. Quelques auteurs cependant cherchent à expliquer en masse l’ac- tion des libres charnues, sans entrer dans une analyse suffisante. C’est là tout ce que je puis voir dans un passage de de Back, cité par M. Parchappe comme la première] explication de la locomotion du cœur, tirée de la structure même de l'organe. Voici ce passage : «Sic construction (cor) in pericardii sinu pendulum solum basi «seu latiore parte (pericardio et enorlis vasis mediantibus) aliis par- « tibus in thoracis medio, connectitur; cæterum vero corpus, a iato «principio, coni instar, in apicem seu mucronem, versus sinistrum «latus aulrorsum ex porrectum desinens et pericardii aquæ motum « facilitant*» innatans, ubique liberum exislit. «Hinc fit, ut in actione quando cor est (quæ omnium simul fibra-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22391873_0013.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)