Nouveau traitement de l'angine couenneuse du croup et des autres localisations de la diphthérie par le baume de copahu et le poivre cubèbe : médication anticatarrhale, substitutive générale / par H. Trideau.
- Trideau, Henri Pierre.
- Date:
- 1866
Licence: Public Domain Mark
Credit: Nouveau traitement de l'angine couenneuse du croup et des autres localisations de la diphthérie par le baume de copahu et le poivre cubèbe : médication anticatarrhale, substitutive générale / par H. Trideau. Source: Wellcome Collection.
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![Le niiircii 11 octobre, le père devait me ramener le jeune ma- lade. Iiu]uiet et ne les voyant pas, je me rends chez eux le lendemain. L’enfant était à se promener. L’appétit était vif. Il n’y avait plus de fausses membranes et l'apho- nie avait cessé dès le mardi. C’est ce que m’a dit le père pour s’excuser de la négligence que je lui reprochais. Le malade avait pris eu tout 24 grammes de poivre cubèbe et de 60 à 80 grammes seulement de sirop de copahu. Observation XXL — Le 9 janvier 186S, le nommé Cottereau, au- bergiste à Saiut-Roch, commune de Saint-Ouen-des-Toits, perd une petite lilte nommée Marie, âgée de deux ans et demi. La veille de sa mort, la petite malade avait été vue, pour la première fois, par un mé- decin qui, ayant reconnu le croup, avait déclaré qu’il n’y avait rien à faire. Le lendemain, il janvier, Auguste Cottereau, frère de la petite Marie, est pris d’une fièvre violente. Il garde le lit. Le 12, la fièvre continuant, la mère examine la gorge du petit malade et aperçoit des taches blanches, toutes semblables à celles qu’elle avait remarquées chez la jeune Marie la veille de sa mort. On vient me chercher. Je trouve le malade au lit, avec une fièvre très-forte. Le pouls bat cent trente-sept pulsations à la minute. Gan- güons douloureux du côté gauche. Les deux amygdales, tuméfiées, sont recouvertes de fausses membranes, quelques parties de la muqueuse cependant n’ont pas encore été envahies. Prescription : une cuillerée à café de sirop de copahu toutes les deux heures. Dans les intervalles, une deini cuillerée à bouche de sirop simple, tenant en suspension 50 centigrammes de poivre cubèbe, récemment pulvérisé. Mercredi 14, l’enfant m’est amené en voiture. La fièvre est tombée. Les fausses membranes ont diminué d’étendue. Continuation du traitement comme ci-dessus. Jeudi lo, l’enfant a du dévoiement. On ne voit plus, sur les amyg- dales, que quelques taches blanches. Je fais cesser le sirop de copahu et continuer le cubèbe. Le 16, guérison. L’appétit est vif. Le petit malade a pris, en tout, 12 grammes de poivre cubèbe et douze à quinze cuillerées à café de sirop de copahu. Observation XXII. — Marie Larue, âgée de six ans et demi, de- meurant dans la commune de Saliit-Jean-sur-.Mayenne, est prise, le 13 février 1863, dans la soirée, d’une fièvre très-forte. Le lendemain, elle se plaint de mal de gorge.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22343015_0029.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)