Volume 1
Dictionnaire d'hygiène publique et de salubrité : ou, Répertoire de toutes les questions relatives à la santé publique, considérées dans leurs rapports avec les subsistances, les epidémies, les professions, les etablissements et institutions d'hygiène et de salubrité, complété par le texte des lois, décrets, arrêtés, ordonnances et instructions qui s'y rattachent / par Ambroise Tardieu.
- Tardieu Ambroise, 1818-1879.
- Date:
- 1852-1854
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Credit: Dictionnaire d'hygiène publique et de salubrité : ou, Répertoire de toutes les questions relatives à la santé publique, considérées dans leurs rapports avec les subsistances, les epidémies, les professions, les etablissements et institutions d'hygiène et de salubrité, complété par le texte des lois, décrets, arrêtés, ordonnances et instructions qui s'y rattachent / par Ambroise Tardieu. Source: Wellcome Collection.
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![établissement ; e’esl le service des eaux. « Avant de construire un abattoir, dit Parent-Ducluitelet, il faut s’iiK|uiéter de deux: choses très importantes ; des moyens d’y amener de l’eau à foison, et des moyens de l’en débarrasser. » Cette double considération doit donc dominer le choix des lieux où l’on élèvera un abattoir. ])(*s puits, des machines à vapeur ou des manèges, des réservoirs construits autant que possible sur voûte, en maçonnerie de meulière, et revêtus de mortier hydraulique, serviront à amener et à conserver l’eau. Il n’en faut pas moins de 90,000 litres pour le service quo- tidien de l’un des abattoirs de Paris ; et à Rouen les eaux em- ployées forment une masse journalière de 36,000 litres. L’eau ne sert pas seulement au lavage des ateliers et des cours de service, dans lesquelles elle devrait couler toujours, elle sert à la prépara- tion et à la cuisson des issues de bœuf et de mouton, ainsi que des pieds de veau et de mouton. Aussi est-il nécessaire que celle que l’on emploie pour la cuite des tripes n’ait subi aucune altération, qu’elle soit dépurée et même filtrée ; et cette impor- tance a été bien sentie et mise en lumière par le conseil de salu- brité de Nantes. Quant aux eaux de lavage et surtout aux eaux de cuite dans lesquelles on a fait cuire successivement jusqu’à trois ou quatre cents estomacs, la rapidité avec laquelle elles se putré- fient et l’odeur infecte qu’elles répandent exigent qu’un écoule- ment facile soit ménagé aux eaux qui sortent des abattoirs. Les moyens d’atteindre ce but doivent varier suivant les localités. Le plus ordinaire consiste en égouts spéciaux qui se rendent soit directement à la rivière, soit dans d’autres égouts, et dont la pente doit être inclinée au moins de deux centimètres par mètre. A Rouen, où l’abattoir est un modèle de propreté, les eaux de lavage s’écoulent dans d’immenses aqueducs souterrains, qui serpentent dans tout l’abattoir, et qui amènent les eaux à la partie inférieure et la plus reculée de l’établissement. M. Girardin a fait connaître à ce sujet des détails pleins d’intérêt. Pour perdre ces eaux, on avait d’abord cbercbé à les faire absorber par le sol, et l’on avait creusé d’immenses trous, remplis de pierres calcaires, qu’il a fallu bientôt combler, vu leur inutilité et les exhalaisons fétides qui sortaient de ces fosses ouvertes. Plus tard, on songea à les con- duire à la Seine, au moyen d’un ruisseau à ciel ouvert; mais des plaintes nombreuses s’élevèrent contre ce mode, bien qu’on eût le soin de ne lâcher les eaux hors de l’abattoir que pendant la nuit. Enfin, en dernier lieu, on fit forer un puits artésien absorbant](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21713844_0001_0018.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)