Volume 1
Dictionnaire d'hygiène publique et de salubrité : ou, Répertoire de toutes les questions relatives à la santé publique, considérées dans leurs rapports avec les subsistances, les epidémies, les professions, les etablissements et institutions d'hygiène et de salubrité, complété par le texte des lois, décrets, arrêtés, ordonnances et instructions qui s'y rattachent / par Ambroise Tardieu.
- Tardieu Ambroise, 1818-1879.
- Date:
- 1852-1854
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Credit: Dictionnaire d'hygiène publique et de salubrité : ou, Répertoire de toutes les questions relatives à la santé publique, considérées dans leurs rapports avec les subsistances, les epidémies, les professions, les etablissements et institutions d'hygiène et de salubrité, complété par le texte des lois, décrets, arrêtés, ordonnances et instructions qui s'y rattachent / par Ambroise Tardieu. Source: Wellcome Collection.
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![Aiui ruiH, (ioute, sans l’avis préalable d’un vnterinaire. J.es animaux morts accident(dl(MnL*nt dans les abattoirs sont soumis aux mêmes mesures. Lnlin, les viandes de bestiaux ou de porcs doivent être inspectées après l’abatage et saisies lors(|u’elles sont trouvées gâtées, corrompues ou nuisibles. Les détails dans lesquels nous venons d’entrer se rap])ortent surtout aux abattoirs publics, dont on doit provoquer l’établisse- ment dans le plus grand iiombre^de localités possible. En atten- dant, il importe d’appliquer aux tueries ])articulières les princi- pales prescriptions hygiéniques observées dans les abattoirs. Et il serait bon de généraliser dans ce but les dispositions requises à Paris par l’ordonnance de police du 5 janvier 1803 (15 nivôse an XI) pour les établissements de boucherie. On n’admettrait ainsi aucun étal, aucun echaudoir, aucun fondoir qu’avec une permission spéciale et sous des conditions déterminées. Tout échaudoir de- vrait être placé dans une cour suffisante, hien pavée, ti’ès aérée, où il existe un bon puits et ayant au moins 6 mètres 1/2 de long sur h de large et 3 de haut. L’échaudoir, dallé en pierres jointes au ciment, serait pourvu d’un puisard assez grand ou d’une auge pour recevoir le sang. Les bouchers seraient tenus de faire enlever tous les jours la voirie, et les eaux sales ne seraient enlevées que pendant la nuit (à moins qu’il ne fût possible de leur donner un écoulement régulier dans un égout ou dans un puits absorbant). Quant aux fondoirs qui pourraient être établis à portée des échaiidoirs, on ne saurait être trop sévère sur le choix des emplacements et de la construction des fourneaux, pour laquelle seraient suivies les règles de salubrité indiquées par M. d’Arcet. Enfin, il faut parer^au danger de voir les bestiaux s’échapper des lieux où ils doivent être maintenus avant l’abatage. Nous devons rappeler en terminant que les abattoirs publics et communs à ériger dans toute commune, quelle que soit sa popu- lation , et les tueries particulières dans les villes dont la population excède 10,000 âmes, sont rangés dans la première classe des éta- blissements insalubres ; tandis que les tueries non publicjues dans les communes dont la population est iulérieure à 10,000 âmes prennent place seulement dans la troisième. Enfin il n’est pas inutile de citer les ordonnances de police (jui concernent l’ouverture et la police des abattoirs généraux à Paris et que l’on peut donner comme des modèles. La première ordonnance, rendue au moment de l’ouverture d<’s](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21713844_0001_0020.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)