Volume 1
Dictionnaire d'hygiène publique et de salubrité : ou, Répertoire de toutes les questions relatives à la santé publique, considérées dans leurs rapports avec les subsistances, les epidémies, les professions, les etablissements et institutions d'hygiène et de salubrité, complété par le texte des lois, décrets, arrêtés, ordonnances et instructions qui s'y rattachent / par Ambroise Tardieu.
- Tardieu Ambroise, 1818-1879.
- Date:
- 1852-1854
Licence: Public Domain Mark
Credit: Dictionnaire d'hygiène publique et de salubrité : ou, Répertoire de toutes les questions relatives à la santé publique, considérées dans leurs rapports avec les subsistances, les epidémies, les professions, les etablissements et institutions d'hygiène et de salubrité, complété par le texte des lois, décrets, arrêtés, ordonnances et instructions qui s'y rattachent / par Ambroise Tardieu. Source: Wellcome Collection.
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![lîiisoiis n’oxoïraiiMil auciiiio iiilluoiKa* lacliouse sur la sanlé, nous sommes porte a croire (prelles |»euverit devenir à la longue, pour les populations qui y sont constamment soumis(;s, une cause sérieuse (I insalubrité. Aussi pensons-nous (pi’on ne saurait ti’oj) encourager les elïorts tentés depuis (piebpies aimées pour arriver à désird'ecler les matières lécales, en les (lépouillant de tous les inconvénients qu’elles peuvent avoir au point de vue de la salubrité, mais en b;s conservant en même temps; car c’est là le double but qu’il faut poursuivre, leurs principes azotés étant utiles à la nutrition des végétaux. Déjà le cbarbon désinfectant ])araît remplir en grande partie cet objet, et la compagnie des engrais en retire les plus grands avantages en employant également les résidus de plusieurs opérations chimiques, notamment ceux qui renferment des mé- langes de sulfate de protoxyde et de sesquioxyde de fer et de sul- fate de cuivre. ■ J ' à •J % C4 Les boues des villes sont très estimées comme engrais: elles proviennent des tas d’ordures disséminés sur la voie publique et du curage des égouts. Les boues fraîches, vertes, ne conviennent pas à l’agriculture ; elles doivent être laissées en tas, à l’air libre, pendant six mois au moins avant de pouvoir être utilisées. Comme en fermentant elles répandent une odeur nauséabonde, il convient de les tenir à une assez grande distance des habitations. Aujour- d.’hui les immondices de Paris sont transportées à 2,000 mètres du mur d’enceinte, et placées non plus comme autrefois dans des voiries spéciales, mais dans des dépôts disséminés de tous côtés, : et pour lesquels il est seulement nécessaire d’obtenir une autori- i sation. ■ Les résidus de plusieurs fabriques qu’on laissait autrefois se perdre, et qui infectaient l’air par leur décomposition, sont au- jourd’hui très recherchés par l’industrie agricole, à laquelle ils j rendent les plus grands services. Le plus estimé de ces résidus est ^ le mélange de noir animal et de sang de bœuf destiné à clarifier le sucre, et connu dans le commerce sous le nom de noir ou résidu charbonneux des radineries. Viennent ensuite les eaux de lavage des féculeries et des amidonneries qui laissent déposer avec le temps des matières organiques qui, égouttées et séchées à l’air, constituent un engrais pulvérulent très utile; les os bouillis ou desséchés, puis pulvérisés; le marc de colle; le pain de*creton ou marc des graisses de bœuf, de mouton, de veau, traitées par les fondeurs de suif; les chiffons de laine, la ràpure de corne, les](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21713844_0001_0544.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)