Volume 1
Dictionnaire d'hygiène publique et de salubrité : ou, Répertoire de toutes les questions relatives à la santé publique, considérées dans leurs rapports avec les subsistances, les epidémies, les professions, les etablissements et institutions d'hygiène et de salubrité, complété par le texte des lois, décrets, arrêtés, ordonnances et instructions qui s'y rattachent / par Ambroise Tardieu.
- Tardieu Ambroise, 1818-1879.
- Date:
- 1852-1854
Licence: Public Domain Mark
Credit: Dictionnaire d'hygiène publique et de salubrité : ou, Répertoire de toutes les questions relatives à la santé publique, considérées dans leurs rapports avec les subsistances, les epidémies, les professions, les etablissements et institutions d'hygiène et de salubrité, complété par le texte des lois, décrets, arrêtés, ordonnances et instructions qui s'y rattachent / par Ambroise Tardieu. Source: Wellcome Collection.
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![i;sta(;n()Ns. <'l. (lo schiste, et leur alcoolisation par d(‘s nialiéres anivlacées, pour la préparation de l’hnile dite gaz astral, mais aux conditions snivantes : Le nombre des a|)pareilsdistillaloires destinés à la rec- tilication des huiles de goudron, de pétrole on de schiste, ne pourra excéder, à moins de nouvelles autorisations, un certain nombre d’alandjics, dont la capacité sera déterminée; aucune limitation ne sera imposée aux appareils d’alcoolisation ; un mur de clôture, de 8 mètres de hauteur au-dessus du sol sera construit à 7 mè- tres environ de distance de l’atelier de distillation, de telle sorte • fue les ateliers soient isolés ; toute ouverture de fenêtre est inter- dite dans l’atelier au-dessus du rez-de-chaussée; il n’est pas jjermis de laire dans rétablissement toute distillation de goudron, et l’au- torisation est expressément limitée à la rectihcation d’huiles pré- cédemment obtenues dans d’autres lieux par la distillation des goudrons de houille, de schiste et autres goudrons ; enfin , les distillations auront toujours lieu à vases clos, et leurs produits gazeux auront pour unique issue des serpentins immergés dans l’eau froide. E§TA€î]VOjVS. — Les estagnons sont les vases dans lesquels l’eau de Heurs d’oranger est transportée et livrée au commerce. La distillation de la fleur d’oranger est un des produits les plus importants de quelques uns de nos départements méridionaux. La récolte et la vente de cette fleur fait une partie de la richesse du cultivateur, et l’aromate qu’on en retire sous diverses formes occupe un grand nombre d’ouvriers. L’eau de fleurs d’oranger est envoyée dans différents pays par la voie du commerce. On s’était aperçu que l’eau de fleurs d’oranger trouvée chez un grand nombre d’épiciers, de droguistes, de parfumeurs, contenait de l’acétate de plomb, de 5 à 30 centigrammes par litre; Cadet- Gassicourt, un certain nombre d’années auparavant, y avait con- staté la présence du cuivre. On avait en môme temps reconnu que l’eau de fleurs d’oranger prise chez les pharmaciens et chez quel- ques parfumeurs ayant fait venir l’eau de fleurs d’oranger de Grasse dans des bouteilles de verre nommées sacoches, ne conte- nait pas de traces de plomb ni de cuivre. En voici l’explication : L’eau de fleurs d’oranger est généralement expédiée, du midi de la France, dans des vases de cuivre appelés estagnons, très minces, d’une capacité assez considérable, etamés en dedans, et dont la surface est recouverte avec du papier collé pour lui donner plus de](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21713844_0001_0552.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)