Volume 1
Dictionnaire d'hygiène publique et de salubrité : ou, Répertoire de toutes les questions relatives à la santé publique, considérées dans leurs rapports avec les subsistances, les epidémies, les professions, les etablissements et institutions d'hygiène et de salubrité, complété par le texte des lois, décrets, arrêtés, ordonnances et instructions qui s'y rattachent / par Ambroise Tardieu.
- Tardieu Ambroise, 1818-1879.
- Date:
- 1852-1854
Licence: Public Domain Mark
Credit: Dictionnaire d'hygiène publique et de salubrité : ou, Répertoire de toutes les questions relatives à la santé publique, considérées dans leurs rapports avec les subsistances, les epidémies, les professions, les etablissements et institutions d'hygiène et de salubrité, complété par le texte des lois, décrets, arrêtés, ordonnances et instructions qui s'y rattachent / par Ambroise Tardieu. Source: Wellcome Collection.
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![)39 ESTAGNONS. force. Ces vases sont étainés avec, de l’étain impur, et pour qu ils puissent tenir sur leur fond, on est dans rusage d’y appliquer une assez forte couche de soudure de basse qualité, qui, par conséquent, contient beaucoup de plomb. Lorsqu’on vient de distiller l’eau de Heurs d’oranger, celle-ci est légèrement acide, et cet acide aug- mente par la conservation ; ainsi, à cha({ue instant, il se trouve en contact avec un étamage qui contient du plomb, et il s’en sature proaressivement. Ceci explique pourquoi Ion a lencontie es quantités variées de ce métal dans les diflérentes eaux de Heurs d’oranger du commerce, suivant qu’elles étaient plus ou moins vieilles. Le conseil de salulirité, consulté à plusieurs reprises sur ce siqet, fut d’avis que l’on n’étamàt les estagnons qu’cà l’étain pur, et que les eaux de Heurs d’oranger, après leur transport, ne fussent con- servées que dans des vases de terre ou de verre. ^ Un fabricant de Grasse proposa que les estagnons étamés a* l’étain pur, et livrés au commerce, lussent poinçonnes pai un agent de l’autorité. Malgré ces précautions ou ces conseils, en 18Zi4, on constata que des eaux de Heurs d’oranger, saisies chez diveis épiciers, contenaient des proportions de plomb tellement fortes, (pie l’on chercha de nouveau à faire rejeter l’emploi des estagnons de cuivre étamé. Quelques années après, l’école de pharmacie pu- bliait une instruction, approuvée par le préfet de police, dans le but de mettre à môme les personnes qui se livrent au commerce de l’eau de Heurs d’oranger de se servir d’un moyen indiqué par M. Chevallier pour lui enlever les sels de plomb qu’elle peut con- tenir, et qui consiste à la traiter parle charbon animal pur. Après avoir reconnu la présence de sels de cuivre, de fer ou de plomb, au moyen d’une dissolution de sulfhydrate de soude, on agite la Heur d’oranger avec du noir animal purifié (25 grains de charbon animal pour 25 litres d’eau de Heurs d’oranger) huit ou dix fois dans une journée, puis on laisse reposer, on décante et l’on filtre. On a essayé de remjilacer le cuivre parle fer dans lafabricaticm des estagnons; mais le fer finit ]iar être attaqué lui-môme quand l’eau devient acide. On a encore imaginé de revêtir intérieurement les estagnons de cuivre d’une couche d’argent déposé par les pro- cédés électro-chimiques. Le verre et le grès, que l’on a encore jiroposés, sont ou trop fragiles ou trop pesants. On a proposé ré- cemment d’employer dans la fabrication la iùle vitrifiée, c’est-î\-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21713844_0001_0553.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)