Volume 1
Dictionnaire d'hygiène publique et de salubrité : ou, Répertoire de toutes les questions relatives à la santé publique, considérées dans leurs rapports avec les subsistances, les epidémies, les professions, les etablissements et institutions d'hygiène et de salubrité, complété par le texte des lois, décrets, arrêtés, ordonnances et instructions qui s'y rattachent / par Ambroise Tardieu.
- Tardieu Ambroise, 1818-1879.
- Date:
- 1852-1854
Licence: Public Domain Mark
Credit: Dictionnaire d'hygiène publique et de salubrité : ou, Répertoire de toutes les questions relatives à la santé publique, considérées dans leurs rapports avec les subsistances, les epidémies, les professions, les etablissements et institutions d'hygiène et de salubrité, complété par le texte des lois, décrets, arrêtés, ordonnances et instructions qui s'y rattachent / par Ambroise Tardieu. Source: Wellcome Collection.
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![(lire recouverte d’un ven-edont la base est le silicate de plomb dans lequel ou lait souvent entrer un peu d’acide borirpie, et qui, sus- ceptible de s’ap])li(pi(‘r en couebes très variécîs, adlière de la ma- nière la plus complète au métal (pi’il recouvre, et le rend par là môme inaltérable. Le maire de (irassea sollicité du ministre l’au- torisation do faire estampiller les estagnons par des inspecteurs experts. Bibliographie. — Labarraque et Pelletier, Rapport fait au conseil de salubrité le 25 septembre 1829 {Annales d'hygiène, etc., 1830, t. IV, p. 55). — Instruction de l école de pharmacie de Paris, pour reconnaître dans l’eau de fleurs d'oranger la pré- sence des sels métalliques {Annales d’hygiène, etc., 1848, t. XL, p. 469). — De l’em- ploi du fer émaillé dans la fabrication des estagnons {Annales d’hygiène, etc., 1850 t. XLIII, p. 74). — Chevallier, Z)/ctio?uiaîrc rfcs rt/terations, etc., 1850, t. I, p. 281. Bussy, Rapport au comité consultatif d’hygiène publique. ÉTABMSSEIflEaiTS — Les établisse- ments industriels sont souvent incommodes ou insalubres pour leur voisinage; les odeurs qu’ils exhalent, les vapeurs ou les fumées qu’ils développent peuvent rendre fort désagréable ou même impossible d’habiter à l’entour d’eux, dans un certain rayon. Aussi l’administration a dû prendre des mesures pour sa- tisfaire aux plaintes légitimes que suscitent en général ceux de ces établissements (|ui s’installent au milieu ou aux abords des centres de population. Il n’y a cependant qu’un petit nombre d’années qu’il règne à ce sujet une législation précise et prévoyante. Il est vrai que, dès le XV® siècle, nous voyons une sentence du Châtelet de Paris, en date du h novembre I486, ordonner la suppression d’une fabrique de poterie, sur les réclamations du voisinage. Un règlement général pour la police de Paris et des autres villes du royaume, de 1567, éloigna de l’intérieur des villes certaines industries, telles que celles des chiffonniers, des équarrisseurs, des tanneurs, etc. Mais, jusqu’au commenceinentde ce siècle, les établissements industriels n’étaient l’objet d’aucuns règlements généraux; on statuait isolément et pour chaque industrie, suivant la nature des inconvénients atta- chés à son exploitation et les contestations (]ui s’élevaient entre les manufacturiers et leurs voisins. Cependant, par une ordonnance du 12 février 1806, le préfet de police défendit d’établir dans Paris aucuns atelier, manufac- ture ou laboratoire (|ui pourraient coinj)romettre la salubrilé ou occasionner un incendie, sans avoir [)réalableinent fait à la pré-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21713844_0001_0554.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)