Volume 1
Dictionnaire d'hygiène publique et de salubrité : ou, Répertoire de toutes les questions relatives à la santé publique, considérées dans leurs rapports avec les subsistances, les epidémies, les professions, les etablissements et institutions d'hygiène et de salubrité, complété par le texte des lois, décrets, arrêtés, ordonnances et instructions qui s'y rattachent / par Ambroise Tardieu.
- Tardieu Ambroise, 1818-1879.
- Date:
- 1852-1854
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Credit: Dictionnaire d'hygiène publique et de salubrité : ou, Répertoire de toutes les questions relatives à la santé publique, considérées dans leurs rapports avec les subsistances, les epidémies, les professions, les etablissements et institutions d'hygiène et de salubrité, complété par le texte des lois, décrets, arrêtés, ordonnances et instructions qui s'y rattachent / par Ambroise Tardieu. Source: Wellcome Collection.
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![lie rélamage Biborol à la bienveillaiice du ministre du commerce, eu déclarant : (jue rélamage Biberel durait sept fois autant (|ue rétamage ordinaire; ([ue par sa nature il n était pas en état de gâter les mets ; qu’il pouvait nuire seulement aux procédés de quel- ques arts, par exemple dans plusieurs procédés de teinture.Le con- seil de salubrité reproduisit en 1832 les mômes considérations, et donna à la réaj)parition de ce procédé le même encouragement. Bibliographie. — D’Arcet, Note sur Vétamage\{étamagc Biberel) {Annales d'hy- giène, etc., 1834, t. XII, p. 457). — Dictionnaire de l’industrie, etc., 1835, t. IV, p. 602. — Régnault, Cours élémentaire de chimie, t. II, p. 305. ÉTAlliGs. — Voy. Marais. EXHUlflATlOlV.—Il est des circonstances où la nécessité de reconnaître l’identité d’un corps ou de retrouver les traces d’un I crime, ou bien certaines convenances, font un devoir d’extraire un , cadavre de sa sépulture, ou autorisent cette opération, tout à fait exceptionnelle, d’après nos mœurs et nos habitudes. C’est ce qu’on i appelle procéder à une exhumation, et, depuis les travaux de ] M. Orfila surtout, les exhumations juridiques sont devenues une source importante de lumières dans les instructions criminelles. Mais la décomposition putride dont les cadavres deviennent le siège, et les miasmes qui s’en exhalent, nécessitent des précautions ; dont nous allons rendre compte. On s’est fort exagéré néan- I moins les dangers que peuvent présenter les exhumations. I Les émanations que développent les animaux en putréfaction, I lorsqu’elles s’opèrent à l’air libre, paraissent en général dé- > pourvues d’inconvénients pour bi santé. Il suffira de citer à ce sujet les observations de Parent-Duchâtelet faites au chantier (l’équarrissage de Montfaucon, et qui prouvent l’innocuité com- plète d’une énorme accumulation de chairs en putréfaction. Les exhumations du cimetière et de l’église des Saints-Innocents de Paris, faites en 1785-86, durèrent six mois; plus de quinze tà vingt mille cadavres, appartenant à toutes sortes d’époejues, furent ex- humés avec leur bière. On remarquait, dit Thouret, toutes les nuances de la destruction, toutes les métamorphoses delà mort ras- semblées, depuis le corps qui se dissout et se putréfie jusqu’à ceux ([ui se changent en momies sèches et fibreuses ; et cependant aucun accident n’en est résulté ni parmi les ouvriers ni dans le voisinage. Les fossoyeurs ont eux-mêmes observé, du reste, cju’ils n’étaient exposés à un véritable danger (jue dans la première période de la](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21713844_0001_0575.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)