Volume 1
Dictionnaire d'hygiène publique et de salubrité : ou, Répertoire de toutes les questions relatives à la santé publique, considérées dans leurs rapports avec les subsistances, les epidémies, les professions, les etablissements et institutions d'hygiène et de salubrité, complété par le texte des lois, décrets, arrêtés, ordonnances et instructions qui s'y rattachent / par Ambroise Tardieu.
- Tardieu Ambroise, 1818-1879.
- Date:
- 1852-1854
Licence: Public Domain Mark
Credit: Dictionnaire d'hygiène publique et de salubrité : ou, Répertoire de toutes les questions relatives à la santé publique, considérées dans leurs rapports avec les subsistances, les epidémies, les professions, les etablissements et institutions d'hygiène et de salubrité, complété par le texte des lois, décrets, arrêtés, ordonnances et instructions qui s'y rattachent / par Ambroise Tardieu. Source: Wellcome Collection.
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![•'><>2 EXHUMATION. (lôcomposition dos oorps, c’osl-à-diro (iiK'hpios jours après Jour iidiuiiidtioii, lois(pi(5 lo voutn*, ujiros avoir (iisliindu ])ar dos ^'<iz, St. dtcliiio «uix environs do I aniu'üii tît tpioiijuofois autoui’ du nombril ; il s’écoulo alors par cos ouvorUiros un lluido sanieux, liriinàtro, d une odeur très létide, et il se dégage on même temps un üuide élastiipie très mépbitiijue, et dont on doit redouter les dangereux elïets. Parent-Duchàtelet fait remarquer qu’on pratique tous les ans à l*aris, au cimetière du Père-Lachaise, près de deux cents exhuma- tions, pour transporter dans des terrains acquis par les familles ou dans des sépultures convenables, les corps qui ont été provisoi- rement déposés dans des fosses particulières. Ces exhumations se pratiquent à toutes les époques de l’année, deux, trois ou quatre mois après la mort, souvent même beaucoup plus tard. On conçoit que la putréfaction est alors dans toute son activité, et cependant on n’a point encore remarqué que le moindre accident soit arrivé aux fossoyeurs chargés de ces travaux, qui leur sont d’autant plus [lénihles, et qui devraient être d’autant plus dangereux qu’ils les obligent de respirer dans la fosse môme les émanations qui ont été renfermées pendant longtemps dans un étroit espace... Relativement à la manière de pratiquer les exhumationsyMnrfi- ques et aux précautions à prendre, il faut distinguer avec M. Orfila le cas où il s’agit simplement d’extraire un cadavre d’une fosse particulière, de celui qui a pour objet l’évacuation des cimetières et des caves sépulcrales, ou l’extraction d’un cadavre d’une fosse commune. Bien qu’il n’y ait effectivement aucun danger dans l’extraction d’un cadavre enterré dans une fosse particulière, cependant il faut prendre quelques précautions, ne fût-ce que pour en diminuer les désagréments. L’opération se fera de préférence le matin, surtout dans les saisons chaudes ; on emploiera plusieurs ouvriers afin qu’elle s’achève le plus promptement possible ; on pourra arroser la fosse ou le cercueil avec une solution de chlorure de chaux ; mais M. OiTda recommande de ne pas en répandre sur le cadavre lui-même, dont les conditions essentielles pouvaient en être sen- siblement altérées. On fera les recherches nécessaires aussitôt après que le corps aura été retiré du cercueil ; car on a remarqué que le contact de l’air en accélérait extraordinairement la décomposition. Les exhumations qui ont pour objet d’évacuer un cimetière, ou qui nécessitent des fouilles, réclament des précautions plus](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21713844_0001_0576.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)