L'intervention opératoire dans les fractures récentes et anciennes envisagée particulièrement au point de vue de l'ostéo-synthèse avec la description de plusieurs techniques nouvelles / par Albin Lambotte.
- Lambotte, Albin, 1866-1955.
- Date:
- 1907
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Credit: L'intervention opératoire dans les fractures récentes et anciennes envisagée particulièrement au point de vue de l'ostéo-synthèse avec la description de plusieurs techniques nouvelles / par Albin Lambotte. Source: Wellcome Collection.
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![Si le trait de fracture est fort oblique, il n'y a pas à hésiter, le cer- clage double ou triple est le procédé de choix. On réduira la fracture en relevant et en portant en arrière le moignon de l'épaule ; on ajus- tera les fragments avec un petit davier coudé. Il ne faut pas perdre de vue, en plaçant les ligatures, le voisinage de la veine sons-clavièro. La suture classique et le point de Lejars (que j'ai employé une fois ne sont pas à recommander) : l'application en est difficile, l'immobi- lisation obtenue insuffisante ; l'aseptie facilement compromise par les manœuvres. Dans les fractures transversales ou peu obliques, là prothèse perdue combinée avec le cerclage constitue une bonne technique (voir détails dans les généralités). Mon collègue Herman y a eu recours avec succès chez l'enfant. J'ai personnellement peu d'expérience de l'ostéo-synthèse de la clavicule ; je n'y ai eu recours que quatre fois (une fois ligature do Lejars, deux fois suture, une fois fixateur). La suture m'a donné deux bons résultats, la ligature de Lejars a été laborieuse, la plaie a suppuré, le résultat a néanmoins été bon. Le fixateur dans le cas où je l'ai employé m'a donné un résultat parfait [guérison en trois semaines] (fig. 46). Cette pénurie d'observations est due en partie à ce que je ne reçois dans mon service que les traumatismes graves ; les fractures de la clavicule, des côtes, de l'avant-bras, etc., sont habituellement soignées dans les dispensaires. Je crois que dans beaucoup de cas on pourrait recourir au fixateur placé par voie sous-cutanée. La coaptation provisoire serait réalisée avec une pince à griffes fixant les fragments au travers de la peau, Le fixateur devrait être petit, les vis très fines. (J'ai encore cette question à l'étude.) Ceci m'amène à parler de l'indication opératoire au point de vue esthétique ; comme nous l'avons vu, l'opinion des auteurs de tous les temps est unanime pour reconnaître que la défor- mation est inévitable dans presque tous les cas. Les techniques à ciel ouvert ne sont guère à recommander au point de vue esthétique puisqu'elles ne corrigent la difformité qu'au prix d'une cicatrice tout aussi disgracieuse. Le fixateur placé par voie sous-cutanée trouvera peut-être ici une indication fréquente. L'intervention tardive se présente assez souvent à la clavicule. Parfois il s'agit d'un cal vicieux qui a amené des phénomènes de compression du côté du plexus brachial et qu'il faut réséquer. Par- fois le cal vicieux est simplement gênant parce qu'il irrite la peau ou est disgracieux à la vue. Je suis intervenu deux fois pour cette dernière alternative : j'ai incisé sur la saillie ; j'ai raboté l'os à la gouge et j'ai réuni les téguments par suture intra-dermique. Pœsultats parfaits, cicatrices presque nulles.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21172419_0084.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


