Sur la parthénogénèse arrhénotoque de la fourmi ouvrière / Janet, Charles.
- Charles Janet
- Date:
- 1909
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Credit: Sur la parthénogénèse arrhénotoque de la fourmi ouvrière / Janet, Charles. Source: Wellcome Collection.
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![bach, de Francfort-sur le Mein, l’observation suivante : Au printemps de 1899, j’ai placé, dans un nid d’observation d’après Janèt, onze ouvrières de Lasius niger L. Je les ai nourries avec du sucre inverti et des Vers de farine coupés en morceaux. Au bout de peu de jours je vis plusieurs petits tas d’œufs pondus par ces ouvrières .. A mon grand étonne- ment les larves [issues de ces œufs] donnèrent des ouvrières... Des ouvrières peuvent donc provenir, chez le Lasius niger, d’œufs non fécondés, pondus par les ouvrières... Bientôt les petits tas d’œufs augmentèrent. Vers la fin de juin, le nom- bre des ouvrières dépassait une centaine et un grand nombre (eine Menge) de larves et de cocons étaient activement soi- gnés. L’appétit de la colonie était excellent; les mangeoires étaient, chaque malin, complètement vidées... Dans la der- nière semaine de juillet, pour ainsi dire en même temps que l’on voyait les mâles et les reines ailés de Lasius niger, des essaims nuptiaux, courir dans les jardins et dans les rues de Francfort, il y eut, dans ma colonie, éclosion d’environ une douzaine de beaux mâles,... qui, après avoir acquis leur coloration définitive, passèrent dans la chambre éclairée du nid et y circulèrent activement. Si l’évasion avait été pos- sible pour eux, ils auraient certainement pris part, en liberté, aux vols nuptiaux. Lacoloniehiverna bien, et au printemps del900 il y eut, de nouveau, une rapide augmenlalion due aux œufs pondus par les ouvrières. Le 1er août — le nid contenait environ 300 ou- vrières et deux ou trois douzaines de mâles. Celte année encore l’apparition des mâles coïncida avec l’époque des essaimages. En 1901, les mêmes faits se reproduisirent, avec celte diffé- rence. cependant, que le nombre des individus était plus faible. Cette fois encore, il y eut quelques mâles vers la fin de juillet. Au printemps de 1902, il y avait encore environ 20 ouvrières qui élevaient des larves, mais, par suite de causes demeurées inconnues, la colonie périt vers la fin d’avril. (H. Reichcnbach, Ueber Parthénogenèse bei A meisen und andere Beobachtungen an Ameisenkolonien in künstlichen Nestern. Biol. Cenlralbl T. 22, p. 461 )](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22430908_0005.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)