Pharmacopee francaise, ou, Code des medicamens : nouvelle traduction de Codex medicamentarius, sive pharmacopoea gallica / par F.S. Ratier.
- Date:
- 1827
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Credit: Pharmacopee francaise, ou, Code des medicamens : nouvelle traduction de Codex medicamentarius, sive pharmacopoea gallica / par F.S. Ratier. Source: Wellcome Collection.
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![Bismuth. {Bismuthum. Wismuthum.) Métal (]’un blanc jaunâtre, cassant, formé de grandes lames brillantes, très-fusible, et oxidable par la chaleur. Sa pesanteur spécifique est de 9,822. [Cet oxide est jaunâtre. On confond quelquefois cc métal avec l’antimoine, quoiqu’il soit néanmoins assez facile de les re- connaître tous deux : à l’aide des moyens chimiques on ne peut les confondre. L’antimoine traité par l’acide nitrique s’oxide seu- lement si la chaleur est long- temps soutenue, et le bismuth forme un nitrate décomposable par l’eau en une poudre blanche que noircit l’hydrogène sulfuré. De plus, les dissolutions d’anti- moine donnent avec ce réactif un précipité jaune. On sait que l’oxide de bismuth contient toujours un peu d’acide nitrique, et qu’on le regarde comme un sous-nitrate, ] Le bismuth sert à préparer le blanc de fard, nommé aussi ma~ gistère ou oxide de bismuth. Blanc.de fard. Voy. Bismuth. Blanc DE PLOMB. Voy. Carbonate (sous-) de plomb. Bitume. {Bitumen. ) On donne ce nom à toutes les matières fossiles, d’origine vé- gétale , qui brûlent avec flamme. Tels sont Vasphalte, le jayet f la naphthe, le pétrole et le succin, avec lesquels on préparait au- trefois, ou l’on faitrnême encore aujourd’hui, divers médicamens. Bitume de Judée. Voy. Asphalte. Bol d’Arménie. Voy. Argile ochreuse rouge. Borate (sous-) de soude. Borax. (Sub-boras sodœ. Borax.) Ce sel vient de l’Inde et de la Chine. On le purifie en Europe, et on le débite sous la forme de cristaux séparés, blancs , ordi- nairement irréguliers, opaques à leur surface , et d’une saveur salée alcaline. Exposé à l’action du feu, il se boursouffle d’a- bord, puis entre en fusion ; il se prend en une masse vitreuse par le refroidissement. [Le borax, qui porte aussi le nom de tmkal, de chrysocollè, est recouvert ordinairement d’une matière grasse particulière, que l’on sépare soit par des cristallisations répétées, soit à l’aide du mode indiqué par MM. Robiquet et Marchand. Ce procédé consiste à ajouter d’abord un peu de chaux à l’eau froide dans laquelle on lave le borax, puis à le faire dissoudre entière- ment, après avoir mis dans le liquide 1/100 environ de muriate de chaux, et à opérer la cristallisation. On prépare aujourd’hui ce sel de toutes pièces , en traitant par le carbonate de soude l’acide borique qui nous vient de Toscane; et le produit que l’on obtient est beaucoup plus blanc et mieux](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21960409_0017.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


