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Credit: Leçons de pathologie obstétricale / Paul Bar. Source: Wellcome Collection.
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![toutes les femmes soumises au régime de l'hôpital et dont il exa- minait les urines éliminèrent du sucre. Or, d'une enquête qu'il fit, il résulta que toutes ces femmes avaient mangé à deux reprises du riz très sucré. S'il en pût être ainsi, n'était-ce pas que, chez ces femmes, les limites du pouvoir glycolytique étaient bien près d'être atteintes ? Mais les femmes observées par Keim n'étaient pas toutes en bon état de santé et presque toutes étaient accouchées. Pour savoir si les limites de la glycolyse sont bien près d'être atteintes chez la femme enceinte alors même que son état de santé paraît normal, il faut procéder à des recherches directes. L'expérience à laquelle on a eu le plus souvent recours est l'épreuve dite du sucre dans laquelle on détermine le moment précis où la glycosurie apparaît chez un sujet ayant absor])é un poids connu de sucre. A vrai dire, l'épreuve du sucre prali([uée dans le but de déter- miner la limite d'assimilation et d'élaboration du glycose ne donne pas toujours, si simple qu'elle paraisse, des résultats faciles à inter- préter. A) Le procédé le plus usuel pour faire pénétrer le sucre dans l'or- ganisme est de l'administrer par la voie buccale. Or le sucre de canne, celui (|ue l'on donne ha])ituellement, n'est absorbé qu'après s'être dédoublé en glycose et en lévulose. Le dédoublement peul ne se faire qu'incomplètement et alors une certaine quantité de sucre peut n'être pas absorbée. Il est bien difficile de se mettre à l'abri de cette cause d'erreur dont on ne pourrait, dans chaque cas particulier, connaître le taux que par une analyse des fèces, analyse difficile à pratiquer et qui, par suite des conditions où elle serait faite, serait nécessairement infidèle. Le mieux, pour éviter cette cause d'erreur, consiste à éliminer de parti pris toutes les expériences dans lesquelles l'expérience du sucre a entraîné des troubles gastriques ou intestinaux. B) Le dédoublement du sucre introduit dans l'intestin el, par suite, son absorption, peuvent se faire avec une certaine lenteur. Comme le but qu'on se propose d'atteindre est de déterminer la limite de destruction du sucre dans un temps donné, on conçoit qu'une grande rapidité ou une grande lenteur dans le dédouble- ment et l'absorption font pénétrer dans l'organisme des quantités de sucre très inégales. Or ce sont ces quantités, réellement absor- bées, qu'il faut connaître. On a pensé qu'il serait possible de se mettre](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21460656_1016.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)