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Credit: Leçons de pathologie obstétricale / Paul Bar. Source: Wellcome Collection.
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![Je me suis proposé de rechercher la limite précise du ])ouvoir glycolytique chez des femmes enceintes arrivées prés du terme de leur grossesse, et chez qui aucun signe ne permettait de pensera un trouljle quelconque de la nutrition. J'ai donc choisi, avec Daunay, 9 femmes bien portantes arrivées à la fin de la grossesse; chez toutes, nous avons procédé de la manière suivante : pendant deux jours, elles étaient soumises à un régime banal, mangeaient à leur guise, mais ne prenaient ni sucre ni féculents. Quand Texpérience commençait, elles étaient soumises à un régime dans lequel nous tlonnions seulement des viandes, des graisses, des légumes verts. Le sucre était administré dans de la tisane et dans du café. Tontes les 4 heures, la femme prenait très exactement le sixième de la dose qui lui était fixée. Cette dose de sucre était calculée d'après le poids de la femme, afin qu'on pût par un calcid facile rapporter- le pouvoir glycolytique au kilogramme. Je dois cependant faire à ce propos une remarque. Chez la femme enceinte arrivée près du terme de sa gros- sesse, il convient de tenir compte des conditions nouvelles créées par la présence de l'œuf. Sans doute le fœtus et le placenta sont capables d'élaborer du sucre et de fixer du glycogène et je dirai plus loin l'ampleur ((ue prend cette fonclion dans les cas les plus normaux; mais il est bien difficile de déterminer avec précision dans quelle mesure ils interviennent pour aider l'organisme ma- ternel à élaborer les hydrates de carbone (|ui lui sont offerts. D'autre part, si le fœ^tus et le placenta sont actifs, il y a dans le poids de la femme, tel que nous l'enregistrons à la fin de la grossesse, une partie (|ui constitue un véritable poids mort, c'est le liquide dont Taccunudalion (^onslituc l'œdème de la fin de la grossesse, c'est le liquide amniotique. Nous savons, d'après les recherches que nous avons faites sur l'œdème de la grossesse, que l'accroissement de poids qu'il peut entraîner n'est pas insignifiant (i); j'ai enlin montré, voilà déjà longtemps, par des pesées exactes, que le poids du liquide amniotique pouvait atteindre i kilogramme et souvent beaucoup plus (2). Dans les expériences qui suivent, nous avons pesé la femme au (1) B0UCIIA.RD. Traité de Pathologie générale, t. \\\, p. 298. (2) Bar. Recheiches pour servir à l'histoire de l'hydramnios. T/ièse, Paris, 1881.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21460656_1021.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)