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Credit: Leçons de pathologie obstétricale / Paul Bar. Source: Wellcome Collection.
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![glycosurie a été abondante et a persisté 5 jours après qu'on eût cessé de donner du sucre. Il en a été ainsi parce que la quantité de sucre absorbée a été consi- dérable, mais surtout parce que cette femme était, pour ainsi dire, (])' candidate à la glycosurie. Au début de l'expérience, le rapport était égal à i,io, chiffre que nous n'avons observé chez aucune des autres femmes chez qui nous avons fait l'expérience du sucre. Si vous remarquez que le rapport azoturique était élevé, 93,8, l'excès de car- bone vous apparaîtra comme certainement dù à la présence, dans l'urine, de matières ternaires en abondance : l'épreuve du sucre a provoqué, chez ce sujet prédisposé, une glycosurie plus tenace que celle observée habituellement. Vous remarquerez également qu'à la lin du 2*^ jour après l'accni- chement, la quantité de sucre éliminé s'est légèrement accrue. Cette augmentation légère a été contemporaine de la fluxion mannnaire, et le sucre contenu dans l'urine, qui était du glycose pendant la grossesse, fut à ce moment un mélange de glycose et de lactose. Vous remarquerez enfin (|ue le sucre disparut de l'urine trois jours après le début de la montée laiteuse et ne reparut plus. 11 semble que l'établissement délinitif de la sécrétion lactée, facilitée par un enfant qui prenait régulièrement le sein, ait suffi pour épuiser le trop-plein du sucre qui encombrait l'organisme. G. — Dans ce groupe, je range 6 observations plus complètes que les précédentes (i). . On ne peut espérer, dans des expériences aussi complexes, tenir compte, à leur juste valeur, île tous les facteurs qui sont suscepti- bles d'en modifier les résultats, mais il n'est pas interdit de le tenter. (i) Je résume dans cette note, sous forme «le tableaux, les résullals auxquels Je me retrre dans le texte. Dans ces expériences, comme dans celles qui précèdent, le sucre de canne a élé donné à intervalles égaux. Le sucre a été recherché toutes les 6 heures; l'analyse générale a porté sur l'urine de 24 heures. On a calculé, comme dans les expériences précédentes, que chaque gramme d'azote total correspondait à '5ï^7f) de glycose provenant du métabolisme de 1 albu- mine. On n'a pas tenu compte du sucre provenant des graisses. Le poids des femmes auquel on s'est reporté pour calculer le pouvoir glycolytique rap- porté au kilogr., est le poids après l'accouchement. On n'a pas, dans ces calculs, déterminé la valeur du segment corporel en albumine ; on a admis que cette valeur était moyenne, 160 gr. d'albumine par kilogr. (Von Noordiln.) L'unité de temps s'entend par 24 heures. Cependant, on remarquera que la prise de sucre se faisait en 4 fois ; il y avait donc dans l'élaboration du sucre 4 maximas. Les sujets en expérience étaient de complexion moyenne, de taille en rapport avec leur corpulence. A côté du poids de la femme que j'ai adopté dans les calculs qui suivent, j'ai placé le poids noté au moment de l'expérience, et j'ai indiqué le poids de l'enfant et du placenta. Il sera ainsi facile de faire aux chift'res que nous donnons les rectifications qu'on jugera utiles. B.iB. Pathologie obstétricale. — II.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21460656_1025.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)