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Credit: Leçons de pathologie obstétricale / Paul Bar. Source: Wellcome Collection.
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![Après une Innisque l'étention, les reins ont excrété plus de sel (luc la ration n'en contenait : ils étaient suffisants. Ce cas se rapproche de ceux observés par ^^'IDAL dans lesquels, après un régime déchloruré et n'ayant produit qu'une déchloruration très faillie, un ré<^-inie moyennement chloruré fut bien supporté. L'œdème ne se réduisit pas pendant les 27 jours, où cette femme fut soumise à un régime hypochloruré. Il nous fut facile de décéler la cause de cette ténacité de l'œdème. L'auscultation et la percussion du cœur montraient une dilatation marquée des cavités droites : le cœur était insuffisant, mais siu-tout l'utérus gravide gênait la circulation en retour des membres inférieurs et le liquide épanché dans les mailles du tissu interstitiel n'était pas repris. Il y a, dans la compression exercée ])ar l'utérus gravide venant s ajouter à la lenteur de la circulation veineuse générale, un facteur d'œdème des membres inférieurs qui manifeste souvent son action chez la femme enceinte. Son importance apparut bien nette chez la femme dont je viens de parler, car on vit chez elle, fait banal mais que l'obsei-vation nous permit de préciser ici, l'œ-dème des mendjres inférieurs disparaître comme par enchantement dès que l'utérus fut vide, et le poids de la femme diminuer de 7 kilogrammes environ en 7 jours. La décompression avait l'ait ce ([u'un régime [)resque achloruré n'avait pu faire. Cette cause d'œdème gravidique bien précisée, étudions ce qu'ont été, dans les 6 premières observations, les variations du poids de la femme et leurs rapports avec la rétention chlorurée. Si nous envisageons la première pJiaae (grossesse), nous voyons qu'il y eut une rétention nulle ou presque nulle dans 2 cas sur 6 (n' 2, fig. 266 et Pièces jnstif., p. 62* et n''4, fig- 268 et Pièces Jus/if., p. 6'i*]. Cette rétention eut probablement été remplacée par une perte si on eût tenu compte du NaCl éliminé par les voies autres que les reins ; dans un cas (u° 1, fig. 265 et PiècesJiisii/'., p. 62*), il y eut nettement perte de NaCl ; dans les autres cas, il y eut une rétention c[ui, dans un cas (n° 5, fig. 269 et Pièces Juslif., p. 61''), atteignit i'i~o par jour. En face de ces résultats, plaçons les variations du poids de la femme. Deux facteurs intervenaient pour le modifier : 1 l'accrois- sement de l'œuf (fœtus, placenta, liquide amniotique) et, à un moindre degré, l'augmentation de la masse utérine, le développement mam- maire ; 2 les mouvements d'eau créés par la rétention ou la perte de NaCl. Ce dernier facteur agissant, dans le cas de rétention, dans](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21460656_0920.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)