Du traitement des fractures obliques de la jambe / par L. Desguin.
- Desguin, Léon.
- Date:
- 1907
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Credit: Du traitement des fractures obliques de la jambe / par L. Desguin. Source: Wellcome Collection.
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![extension, facilitées, s’il est nécessaire, par l’emploi du chloroforme ou de tout autre anesthésique, soient faites dans une direction convenable jusqu’à ce qu’on obtienne une coaptation parfaitement exacte... » Par coaptation exacte, j’entends, dit-il, le retour de l’os à son état normal, tant sous le rapport de la longueur que de la situa- tion. Si l’extension et la contre-extension ont été faites convena- blement, les muscles et les autres tissus avoisinant les os contraindront nécessairement et positivement les extrémités fracturées à reprendre leur situation naturelle (1)... » Sayre arrivait à cette extension convenable qui devait coapter parfaitement les fragments à l’aide de moulles. On faisait l’exten- sion jusqu’à ce que le membre parût avoir sa longueur normale. Cette preuve de coaptation était évidemment insullisante. Il y avait là un point faible. La pratique fut critiquée aussi vivement que la théorie. On contesta les faits qu’il avançait, et cela non sans raison, paraît-il ; on trouva des raccourcissements là où il annonçait soit une guérison parfaite, soit même un allongement du membre. Bref, Hamilton, après avoir lui-même expérimenté la méthode et n’avoir obtenu que des résultats médiocres, exécuta son com- patriote de main de maître. « Peut-être n’est-il pas à craindre, dit-il, que ces propositions extraordinaires modifient l’opinion des chirurgiens expérimentés, en quelque partie du monde qu’elles pénètrent, mais elles seront probablement lues par bien des chirurgiens sans expérience et peuvent avoir pour eux le prestige de l’autorité (2). »] Actuellement, quelques opérateurs seuls admettent la nécessité, dans certains cas, de la traction forte : « L’impossibilité de réduire par des tractions manuelles et Pinsuttisance de i’extension continue ont été le point de départ de la méthode opératoire (3). » Malheureusement, les opérateurs comptent toujours sur des daviers puissants, qui saisissent directement l’os (Tuffier, Lam- (-1) Louis A. Sayre, Report on fractures [Transactions Amer. med. Assoc., 1S74), in Hamilton, Traité pratique des fractures, traduit par Poinsot. Paris, 1884, p. 24. (2) Hamilton, loc. cil., pp. 24-23. (3) Tuffier et Loubet, Société belge de chirurgie, 1902, p. 40.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22419330_0065.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


