Du traitement des fractures obliques de la jambe / par L. Desguin.
- Desguin, Léon.
- Date:
- 1907
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Credit: Du traitement des fractures obliques de la jambe / par L. Desguin. Source: Wellcome Collection.
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![— 4(3 — mier cas, pour faire pendant à l’observation d’une fracture traitée par la méthode sanglante, tout en me permettant de faire remarquer que ce cas est loin d’être mon plus beau. C’est un spécimen intéressant de ce qu’on peut obtenir du premier coup, sans avoir acquis l’expérience de l’appareil. Et encore, ici, 1 appareil employé était-il assez primitif (c’est celui qui est repré- senté fig. 15). Observation. — Le nommé J..., 29 ans, se fracture la jambe le 17 no- vembre 190(3. Il présente une plaie de la peau par issue du fragment supé- rieur. La réduction ne fut faite que le cinquième jour, sans radioscopie, sous narcose. Le membre était à ce moment déjà fort gonflé. Je ne disposais alors que de mon appareil primitif (n° 1, fig. 15;. La réduction fut néanmoins fort convenable, comme le montre la radiographie, prise le septième jour, avec une distance facale de 30 centimètres, ce qui est beaucoup trop peu, car le déplacement se trouve exagéré d’un tiers environ (fig. 22 et 22bis). Il n’y eut pas d’eschares aux points d’appui de l’appareil. [Ceci est suffi- sant pour prouver que la réduction était à peu près parfaite, sinon la contracture eût persisté, aurait fatalement entretenu la contracture muscu- laire et provoqué des mortifications aux points d’appui.] Je crus pouvoir, et devoir, enlever l’appareil le vingt-huitième jour. Mais c’était trop tôt. La consolidation n’était pas complète, et, comme le nouveau plâtre ne fut pas appliqué tout de suite, il est bien probable que le blessé (un assuré) voulut essayer son membre dans l’intervalle, car il se fit une très légère accentuation du déplacement. Le résultat final, malgré cela, est excellent. Quand je vis ce blessé pour la dernière fois, le 23 février, il était très bien consolidé, en bonne position, sans atrophie, sans raideur articulaire. ★ * * Nous arrivons maintenant à cette méthode, que j’appellerais volontiers la méthode du pis-aller, mais pour laquelle je veux employer le terme plus satisfaisant, au point de vue du malade comme au point de vue de notre amour-propre professionnel, de méthode rationnelle.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22419330_0086.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


