Maladies par ralentissement de la nutrition : cours de pathologie générale professé à la Faculté de médecine de Paris pendant l'année 1879-1880 / par Ch. Bouchard ; recueilli et publie par H. Fremy.
- Bouchard, Ch. (Charles), 1837-1915.
- Date:
- 1885
Licence: Public Domain Mark
Credit: Maladies par ralentissement de la nutrition : cours de pathologie générale professé à la Faculté de médecine de Paris pendant l'année 1879-1880 / par Ch. Bouchard ; recueilli et publie par H. Fremy. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by Royal College of Physicians, London. The original may be consulted at Royal College of Physicians, London.
288/428 page 278
![rieures boivent beaucoup d’alcool, et pourtant la goutte y est rare; elle est plus fréquente chez los riches, qui en boivent moins. On ne peut donc pas dire que l’alcool, en tant qu’alcool, soit la cause directe de la goutte. Mais il intervient à titre de cause aggravante, associé à d’autres éléments que nous ne con- naissons pas et qui entrent dans la composition des vins forts et des bières. Les excès vénériens sont encore une cause puissante de goutte. Non seulement ils l’engendrent, mais ils provoquent l’accès. Ils agissent en tant que choc nerveux. « Avec le vin (f pour père, la bonne chère pour mère et Vénus pour nour- « rice, on a un enfant qui a la goutte. » On trouve ce proverbe partout où l’on rencontre la goutte. Toutes les causes qui épuisent le systè me nerveux, la lon- gue contention d’esprit, les travaux intellectuels excessifs, les veilles, sont autant de facteurs de la goutte. Toutes ces causes produisent la goutte, en provoquant une détérioration vitale qui aboutit aussi au diabète, à la lithiase biliaire, etc. Nous refaisons une étiologie déjà connue, mais nous l'appli- quons à une nouvelle maladie. Ce sont toujours les causes du retard des mutations nutritives qui dominent la pathogénie de la lithiase biliaire, de l’obésité, du diabète, de la goutte. Quelque cause surajoutée et qui souvent nous échappe, dirige l’orga- nisme de préférence vers l’une ou vers l’autre de ces maladies. Le sexe exerce une influence sur la goutte. Elle atteindrait l’homme vingt-cinq fois plus souvent que la femme, d’après la statistique de Durand-Fardel. Pour moi, j’ai trouvé que, pour treize hommes goutteux, il y a une femme goutteuse. Au contraire, dans d’autres maladies du même groupe, il y a des influences dilTérentes ; ainsi la lithiase biliaire rare chez l’homme est plus fréquente chez la femme. On a dit que, si la goutte est plus fréquente] chez l’homme, c’est qu’il fait plus d’excès de tout genre que la femme ; mais combien d’hommes sont goutteux qui n’ont jamais commis d’excès! Hippocrate suppose que la menstruation, par la spoliation sanguine qu’elle produit périodiquement, préserve la femme de certaines ma-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28147893_0288.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


