Discours prononcé à l'occasion de l'inauguration du buste de Delpech dans la Salle des illustres à Toulouse le 5 mai 1872 / par F. Bouisson.
- Étienne Bouisson
- Date:
- 1872
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Credit: Discours prononcé à l'occasion de l'inauguration du buste de Delpech dans la Salle des illustres à Toulouse le 5 mai 1872 / par F. Bouisson. Source: Wellcome Collection.
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![lions retenlissanles de l’anlique cilô parlementaire, l’école médi- cale de Toulouse ne s’esl laissé ni voiler ni absorber dans le courant d’idées d’un autre ordre. Son enseignement médical a su conquérir une place que Montpellier a l’heureuse obligation de proclamer, et s'il est vrai que la valeur des Ecoles se révèle sur- tout parles élèves qu’elles forment, comment méconnaître ici, les succès de la tradition médicale, notamment vers la fin du dernier siècle, au moment où a paru la brillante pléiade dont Delpech a fait partie? A celte époque, l’École de Toulouse préparait pour le monde savant des illustrations réelles : Larrey, celui en qui devait s’incarner la gloire de la chirurgie militaire, et dont le nom devait être si heureusement continué ; Delpech , appelé à laisser dans la science une empreinte si profonde ; Esquirol, qui devait compléter l’œuvre réformatrice de Pinel et se placer à la tôle des alié- nistes français, siégeaient presque en même temps sur les bancs de votre École. Et comment pourrais-je oublier un nom si justement aimé à Toulouse, Viguerie, qui, après avoir débuté par une inté- ressante découverte chirurgicale, devint l’un des plus éminents praticiens du Midi et resta d’ailleurs l’ami et l’admirateur si constant de Delpech, que celle amitié seule me donnerait le droit de citer son nom si sa haute capacité ne m’en faisait un devoir? Passons sur une période assez longue de la vie de Delpech, sur ses services aux armées, ses éludes à Paris, où il devint l’élève chéri de Boyer et où s’alluma sa première rivalité avec Dupuylren. C’était en 1812. Delpech vint disputer àMontpellier la chaire de clini(]ue chirurgicale vacante par la mort du professeur Pou- lingon. Le concours fut des plus brillants, et le résultat de la lutte fil d’autant plus d’honneur è l’élu qu’il avait il désarmer des sympathies acquises et à neutraliser les espérances que la Faculté avait fondées sur l’incontestable mérite de ses compétiteurs, Fages et Maunoir (de Genève). Delpech s’imposa j)arle concours, et ce souvenir [)ourrait peser encore dans la discussion des litres res- peclils du concours et de l’élection qui se partagent les préféren- ces des meilleurs esprits. Le concours pour le professorat avait, il l’époque dont nous parlons, toutes lesfaveurs de l’opinion. Son](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22343532_0007.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)